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Automobile : Michelin à la recherche de la compétitivité en France

Emilie Valès

Publié le 17 décembre 2024 à 08:00 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 00:54

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Michelin, dont le siège social se trouve à Clermont-Ferrand, comptera 18.000 salariés en France après la fermeture des sites de Cholet et de Vannes.

Michelin, dont le siège social se trouve à Clermont-Ferrand, comptera 18.000 salariés en France après la fermeture des sites de Cholet et de Vannes.

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Pour justifier la fermeture des usines de Vannes et de Cholet, le géant du pneumatique évoque des problèmes de compétitivité industrielle. Or, dans le même temps, le groupe assure encore placer l'Hexagone au cœur de sa stratégie.

Les usines Michelin de Vannes et de Cholet fermeront leurs portes d'ici 2026. Mais avant elles, c'est le site de La Roche-sur-Yon qui avait été mis à l'arrêt en 2020. Le géant du pneumatique réduit sa présence industrielle en France. Bientôt Michelin n'y comptera plus que 13 sites de production, pour 18.000 salariés, dont 8.000 dans l'industrie.

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Pour expliquer les dernières fermetures, le manufacturier indique être pris en étau entre, d'un côté, une « concurrence asiatique à bas coût » et de l'autre, des coûts de production élevés dus, en partie, à la flambée des coûts de l'énergie et au poids de la main-d'œuvre.

« Face à des concurrents qui fabriquent en Asie, nous sommes clairement en fragilité depuis plusieurs années. Les conditions de la compétitivité sur les marchés poids-lourds et camionnettes (productions des sites de Cholet et Vannes, ndlr) ne sont pas réunies. Si on compare les coûts de fabrication, pour une base de 100 en Asie, nos coûts montent à 176 aux Etats-Unis et 191 en Europe », note Pierre-Louis Dubourdeau, directeur manufacturing de Michelin et membre du Comité exécutif.

Impôt de production

Pour Arnaud Aymé, spécialiste du secteur, le mal est plus profond. Michelin maintenait ses sites sous perfusion depuis des années.

« On parle beaucoup de l'effondrement du marché de l'automobile mais la cause n'est pas conjoncturelle. Elle est structurelle. Au-delà des prix de l'énergie et du coût des règlementations européennes, il y a aussi le poids des impôts de production et des cotisations sociales dans l'Hexagone. Il y a un gros écart entre le super brut payé par les entreprises et le net reçu par le salarié », analyse cet expert automobile et directeur général France du cabinet Sia Partners.

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Au final, la production de Cholet sera reprise sur des sites de Michelin en Italie et en Pologne. Un transfert qui a du mal à passer, du côté des salariés qui dénoncent une délocalisation. Mais Michelin réfute : aucune ligne de production nouvelle ne sera construite en Europe, le groupe suit plutôt une logique de massification.

Emilie Valès

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