La mise à l'arrêt, à la mi-juillet, par Stellantis de son programme de développement de pile hydrogène a sonné un secteur de l'hydrogène déjà fragilisé et frappé de plein fouet Symbio. Le producteur rhodanien de piles à combustible hydrogène, installé à Saint-Fons (Rhône) a en effet perdu son principal client et, avec lui, 80 % du chiffre d'affaires espéré au cours des deux prochaines années.
Arrivé début juillet à la tête de l'industriel, c'est Jean-Baptiste Lucas, l'ancien directeur général de McPhy (lui-même racheté par le belge John Cockerill début juillet) qui aura la lourde charge de redresser la barre d'un navire détenu par trois actionnaires principaux : Michelin, Forvia et Stellantis, chacun respectivement détenteur de 33,3 % des parts de la société.
Après avoir mobilisé une grande partie de ses 640 salariés pour les projets consacrés à Stellantis, Symbio entend explorer plus activement des segments identifiés, mais moins priorisés.
Dans la mobilité, le rhodanien pourrait choisir de réallouer des ressources au développement des piles 75 kW (contre 40 kW pour les utilitaires), afin de toucher le marché des autobus et des cars. L'entreprise avance aussi l'industrialisation de nouvelles générations de systèmes de piles de 150 et 300 kW, destinées aux poids lourds.