Après avoir acquis le plus grand terminal à conteneurs d’Amérique du Sud en septembre dernier, CMA CGM s’arrime cette fois au port Edouard Herriot de Lyon. Il deviendra, au 1er avril, le nouveau sous-concessionnaire du terminal à conteneurs, qui aura la tâche de développer l'axe Méditerranée-Rhône-Saône (MeRS).A partir du 1er avril 2025, l'exploitation et le développement des terminaux à conteneurs du port Edouard Herriot de Lyon sera aux mains à un nouveau consortium composé de CMA CGM (propriétaire de La Tribune, NDLR) à la majorité, la Caisse des Dépôts et Consignation ainsi que les CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne et Aix Marseille Provence. Et prendra ainsi la suite de Lyon Terminal, filiale de la Compagnie nationale du Rhône (CNR).
Celui-ci aura la tâche de renforcer le transport fluvial de marchandises par conteneurs à l'échelle de l'axe Méditerranée-Rhône-Saône (MeRS).
Doubler les flux d'ici 2032
Le cahier des charges de cette sous-concession pose des objectifs ambitieux, à savoir l'acheminement de 180.000 conteneurs par le port Edouard Herriot à horizon 2030, dont 100.000 par voie fluviale et 80.000 par le rail. Alors qu'en 2023, on comptabilise 100.000 conteneurs transportés jusqu'au port, 60.000 par voie fluviale et 40.000 par le rail.
Le choix du troisième armateur mondial n'est pas un hasard. « Nous avons souhaité confier la gestion du terminal à un spécialiste du trafic de conteneurs, disposant d'une très forte capacité d'investissement, afin de générer des nouveaux flux à une échelle qui ne pouvait être envisagée jusqu'alors », justifie Fabienne Buccio, préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, également coordinatrice de l'axe MeRS.
Emmanuel Delachambre, vice-président en charge des terminaux au sein du groupe CMA CGM, confirme ces ambitions : « Nous allons mettre beaucoup de volume sur cet axe, en garantissant un service ouvert à tous les opérateurs barges et ferroviaires ainsi qu'aux autres compagnies maritimes ».