Biocluster lyonnais : ce nouvel arsenal de réponse rapide face aux virus émergents
Emma Rodot
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Le biocluster lyonnais sera pleinement opérationnel à partir de janvier 2025. Pour autant, il étudie déjà 26 projets, dont certains arrivent presque à maturité.
Vaccins, phages, tests diagnostiques... Le nouveau biocluster spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses et l'antibiorésistance se met en jambe à Lyon. Présidé par le virologue Bruno Lina, il sera l'entremetteur entre les laboratoires de recherche et les industries de santé. À ce jour, quelques 26 projets sont à l'étude, pour une enveloppe globale de 120 millions d'euros pour cinq ans, divisée entre des fonds publics et privés.
« Nouvelle brique » dans l'écosystème médical lyonnais, le nouveau biocluster sur les maladies infectieuses et l'antibiorésistance est enfin sur les rails. Né de l'appel à l'appel à manifestation d'intérêt « biocluster » lancé par l'Etat dans son programme « Innovation Santé 2030 » au sortir de la crise sanitaire, il a été officiellement lancé ce mois de septembre à Lyon, via la création d'une association de préfiguration, en lien avec Bpifrance et l'Agence de l'innovation en santé.
Présidé par le professeur Bruno Lina, virologue au Centre international de recherche en infectiologie, chef de service aux Hospices civils de Lyon et membre du Conseil scientifique pendant la crise sanitaire du Covid-19, il vise à mettre en relation les laboratoires de recherche et les industries de santé afin d'accélérer l'arrivée de nouveaux projets, mais aussi garantir une meilleure réponse en cas de nouvelle épidémie.
Contractualisé en septembre, lancé cet automne et pleinement opérationnel à partir de début 2025, le « BioCluster Français d'Innovation en Infectiologie » (BCF2I) est ainsi doté d'une enveloppe de fonctionnement et d'investissement de 120 millions d'euros sur cinq ans, divisée entre des fonds publics (60 millions d'euros de l'Etat via le Secrétariat général pour l'investissement) et privés (60 millions d'euros également) via trois partenaires industriels lyonnais : bioMérieux, Boehringer Ingelheim et Sanofi.
L'objectif est de faciliter les ponts entre la recherche et l'industrie. Pour cela, le biocluster travaillera avec l'université Claude Bernard Lyon 1, les Hospices Civils de Lyon, l'Institut Pasteur, l'Inserm-ANRS-MIE, l'APHP ou encore l'Université de Paris Cité.