Covid-19 : Patrice Bégay, directeur exécutif de Bpifrance, appelle à l’unité des acteurs de la communication

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Patrice Bégay, directeur exécutif de Bpifrance
Patrice Bégay, directeur exécutif de Bpifrance (Crédits : Frédérique Touitou)
Touchée de plein fouet par la crise sanitaire et économique liée au coronavirus, la filière se mobilise pour résister au choc. Ses entreprises, comme celles des autres secteurs, peuvent compter sur le Prêt Garanti par l’Etat (PGE) pour renflouer leur trésorerie.

Annulations en cascade d'événements, suspensions en chaîne des campagnes de publicité et, en conséquence, chute vertigineuse de ces revenus pour les médias depuis le début de la crise liée à la pandémie du coronavirus : les mauvaises nouvelles s'abattent sur le secteur de la communication qui représente 700 000 emplois en France. Déjà, début mars, la seule filière événementielle avançait le chiffre de 335 000 emplois « contaminés »...

Un prêt garanti par l'Etat pour soulager la trésorerie

Face à cette crise sans précédent, les entreprises, de toute taille, du secteur de la communication - comme d'ailleurs celles des autres secteurs d'activité - peuvent s'appuyer sur un dispositif d'urgence : le Prêt Garanti par l'Etat (PGE).

« Des mesures exceptionnelles ont été mises en place pour faire face à la baisse d'activités des entreprises. Ainsi, l'ensemble des réseaux professionnels des banques membres de la Fédération Bancaire Française et Bpifrance ont mis en oeuvre un dispositif inédit permettant à l'Etat de garantir 300 milliards d'euros de prêts - un Prêt Garanti par l'Etat - pour renflouer la trésorerie des entreprises françaises », souligne Patrice Bégay, directeur exécutif de Bpifrance, en exhortant : « Entrepreneurs, allez voir votre banque habituelle pour obtenir un PGE ! ».

« A cela s'ajoutent d'autres prêts que peuvent faire les banques françaises comme nous le faisons chez Bpifrance avec les Prêts Rebond et Atout », précise Patrice Bégay, tout en martelant : « Je prône l'union sacrée face à la crise que traverse notre pays ! ».

La solidarité, clé de la sortie de crise

Et en effet, face à cette tempête qui secoue le pays, le secteur de la communication n'a pas tardé à se mobiliser.  « Il y a dix jours, lors d'une conférence téléphonique, nous nous sommes tous réunis - l'Union des marques, Lévénement (l'association des agences de communication évènementielle françaises), l'UDECAM (Union des Entreprises de conseil et d'Achat Media ), le SRI (Syndicat des Régies Internet), les syndicats professionnels des médias... car ensemble, nous souhaitons agir avec responsabilité et prendre des engagements forts, dès maintenant, pour permettre à notre écosystème de retrouver demain une activité solide », indique par ailleurs Patrice Bégay, membre de l'Union des marques, en précisant que la profession planche actuellement sur la rédaction d'un manifeste qui formulera plusieurs engagements.

Selon lui, « les médias, bien sûr, mais aussi les acteurs de la communication et de l'événementiel doivent pouvoir les uns continuer d'informer et faire vivre la liberté d'information, les autres, communiquer et divertir. Nous, les acteurs de la communication, nous nous engageons à maintenir, pour cette année, et à chaque fois que cela est possible et réaliste, les actions déjà planifiées plutôt que de les remettre à 2021 ». Et lorsque le maintien des activités, notamment des événements, est impossible en raison de l'obligation de confinement, « nous nous engageons à les reporter plutôt que de les annuler », déclare-t-il. Autre conviction, « il faut être responsables, solidaires et bienveillants entre partenaires. En cas de difficulté de paiement, un dialogue constructif doit être favorisé entre les parties » pour éviter un effet domino.

Enfin, « nous créons, dès à présent, une plateforme de partage d'informations nécessaires au bon fonctionnement de nos métiers dans le contexte du confinement et, demain, des données qui permettront une reprise rapide de nos activités », témoigne Patrice Bégay. « Agissons également en tant que conseil auprès des acteurs économiques qui souhaitent communiquer, mais qui n'ont pas forcément les ressources pour le faire », préconise-t-il, convaincu de la nécessité pour « l'équipe de France de la communication » de concentrer ses forces sur « le positif ». Et de conclure : « La clé de la sortie de crise, c'est la solidarité ».

Des événements virtuels pour poursuivre l'activité

Sur le terrain, des entreprises du secteur réagissent à la crise en s'adaptant, avec la créativité qui les caractérisent. Exemple, la plateforme Saloon, montée par les start-up Plezi, Livestorm et Crisp, propose aux entreprises, gratuitement, du moins le temps du confinement, d'organiser leurs conférences en ligne. La digitalisation d'événements, à l'instar d'une récente table ronde numérique de La Tribune portant sur la crise du Covid-19 et ses conséquences, est un moyen innovant pour les professionnels de poursuivre leurs opérations. Une manière de se réinventer, pour mieux être au rendez-vous de la reprise et redonner du tonus à l'économie et de l'optimisme à tous et à toutes...

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COUP DE CHAPEAU DE PATRICE BÉGAY AUX MÉDIAS

« Je tiens à remercier les médias - télévision, radio, presse et digital - qui se sont mobilisés à nos côtés, avec énergie et cœur, pour informer rapidement les entrepreneurs sur les mesures que Bpifrance prend dans toutes les régions, qui font elles-mêmes un travail remarquableEn télévision, le Groupe TF1 (TF1, LCI), le Groupe France Télévisions (France2, France3, France5), le Groupe M6, le Groupe Canal+ (Canal +, CNEWS, C8, CSTAR), le Groupe Next Radio (BFM TV, BFM Business, RMC découverte), le Groupe NRJ (Chérie 25), ainsi que plus de 20 télévisions locales (TV Sud, Canal 32, le réseau Via...) ; en radio : RTL, Le groupe Next Radio (RMC RADIO, BFM Business)France Info, France Bleu, France Inter), le Groupe NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire & Chansons), Les Indés Radios (les radios de vos territoires : 1ère audience de France, avec 131 radios regroupant plus de 8 millions d'auditeurs quotidiens) ; en presse : La Tribune, Les Echos, Le Parisien, Reworld Média (grand groupe français de la presse magazine), Ze Pros (14 magazines professionnels mensuels par secteur et sites B2B (auto, restauration, bâtiment...). Et enfin, tous les titres de la presse quotidienne régionale : Ouest France, le Groupe EBRA (Les Dernières Nouvelles d'Alsace, L'est Républicain, etc...), La Dépêche du Midi, Sud Ouest, la Voix du Nord, Nice Matin, Les journaux du Midi (le Midi libre, L'Indépendant et Centre Presse), La Provence, La Nouvelle République, Paris Normandie, Corse-Matin, Centre France, Le Télégramme...

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