De la voiture individuelle à la mobilité partagée : redessiner le modèle de Los Angeles

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(Crédits : Paul Pätzel)
La ville de Los Angeles a été pensée et aménagée pour l’automobile. Aujourd’hui, il est urgent de redéfinir ce modèle. Les rues sont saturées. La qualité de l’air est mauvaise un quart de l’année. La mortalité routière constitue la principale cause de décès chez les enfants. Et on compte une nouvelle voiture pour chaque nouveau résident de Los Angeles, un ratio quatre fois plus important que dans les années 1990. Si ces tendances se confirment, comment peut-on espérer que notre ville continue à prospérer ? En tant que Directrice générale du département des transports de Los Angeles, l’amélioration de la mobilité est un défi qui repose directement sur mes épaules.

J'ai passé ces quatre dernières années à élaborer un plan pour remédier à la dépendance de ma ville à la voiture. Certaines innovations dans le domaine des transports ont ouvert de nouvelles perspectives pour Los Angeles. Un avenir meilleur en matière de mobilité est possible, et je suis convaincue qu'il va arriver bien plus vite qu'on ne le pense.

Mon objectif est que d'ici les Jeux olympiques de 2028, que nous accueillerons, Los Angeles devienne un modèle de mobilité autonome, partagée, équitable et durable.

D'ici 2028, les véhicules autonomes et les taxis aériens feront partie intégrante d'un réseau de transport parfaitement harmonisé et intermodal. Les institutions de la ville joueront un rôle beaucoup plus proactif dans la gestion de la circulation des biens et des personnes. Des initiatives menées par les communautés locales redessineront les rues pour réduire fortement la mortalité routière et réattribuer des espaces aux parcs et esplanades publics. Nous aurons converti nos autobus et nos véhicules municipaux à l'électrique et nous aurons également dirigé nos efforts vers l'égalité sociale, afin que chacun accède à des solutions de transport optimales. Si nous y parvenons, la qualité de l'air s'en trouvera largement améliorée, nos rues seront plus sûres et nous nous débarrasserons enfin de cette réputation tenace de ville étouffée par les embouteillages.

Pour réussir une telle transformation, nous devons repenser le rôle du département des transports. Auparavant, nous ne disposions que d'une vision statique et très parcellaire des habitudes de déplacement de nos habitants. Nous n'avions pas de base de données sur les espaces dédiés ou interdits au stationnement, et nous nous appuyions seulement sur les informations fournies par les multiples opérateurs de transport privés. Aujourd'hui, nous proposons aux entreprises de participer activement à...

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