Filippetti fustige les "pratiques inqualifiables et anticoncurrentielles d'Amazon"

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En juin 2013, Aurélie Filippetti avait exhorté Amazon à payer plus d'impôts en France.
En juin 2013, Aurélie Filippetti avait exhorté Amazon à payer plus d'impôts en France. (Crédits : Reuters)
La ministre française de la Culture soutient les 900 écrivains qui ont signé dimanche dans le New York Times une lettre dénonçant certaines pratiques d'Amazon.

Le conflit entre Amazon et Hachette traverse l'Atlantique. La ministre française de la Culture, qui s'était déjà emparée du sujet en mai, a dénoncé auprès du Monde ce mardi le "chantage" que le géant du e-commerce ferait subir aux ouvrages de la filiale américaine de la maison d'édition: un allongement des délais de livraison, un blocage des précommandes voire la suppressions de certaines promotions.

Des pratiques qualifiées par Aurélie Filippetti d' "inqualifiables et anticoncurrentielles (...), un abus de position dominante et une atteinte inacceptable contre l'accès aux livres."

900 écrivains signent une pétition

Dimanche, quelque 900 écrivains - dont certains ne sont pas édités par Hachette Book Group - ont signé un texte publié dans les pages publicitaires du New York Times pour se plaindre des mesures de rétorsion décidées par le géant du web. Publication qui constitue un nouvel épisode de cette guerre portant sur la fixation du prix des livres numériques vendus sur la plateforme en ligne.

La veille, Amazon avait mis en ligne une pétition incitant les internautes à écrire au patron de la filiale de Lagardère aux Etats-Unis et défendant un livre numérique à bas prix.

>> Quand Amazon détourne Orwell dans une pétition contre Hachette aux États-Unis

Filippetti contre Amazon

De son côté,  Aurélie Filippetti a plusieurs fois pris position contre Amazon. Ainsi en juin 2013, elle accusait le groupe de Seattle de "casser les prix" et donc d'être en partie responsable de la "destruction des librairies", puis exhortait le groupe américain à payer davantage d'impôts en France, pointant du doigt des pratiques d'optimisation fiscale.

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Commentaires
a écrit le 13/08/2014 à 12:01 :
Balzac disait, à propos de la presse et de la politique, qu'"on n'ose pas dire les choses comme elles sont". Alors disons, à propos de Mme Filippetti , qu'elle est une belle hypocrite. En s'attaquant à Amazon, ce n'est pas la culture qu'elle défend ni non plus les travailleurs français comme elle le prétend. Dans cette affaire, elle n'est (en tant que Ministre de la Culture), que le commis (ou "la commise", si vous préférez) des gros éditeurs parisiens -Hachette, Gallimard, Seuil, etc.- dont les pratiques commerciales et humaines n'ont rien à envier aux grands trusts multinationaux. Or, en essayant de faire barrage à Amazon, Mme fait barrage à la lecture, à l'écriture, à la culture, tout court. Abrégeons. N'est-ce pas elle qui a dit que la littérature n'est pas faite par les écrivains mais par les éditeurs? De tels propos, jamais démentis ou éclairés par Mme Filippetti (ni suffisamment pris au sérieux par les écrivains, ça aussi il faut oser le dire) sont indignes de la part de quelqu'un qui, en plus, se vante d'être "romancière" ! Stp, Balzac, reviens!
Lire à ce sujet un très bon article de Roberto Gac : "Les rentrèes littéraires et Mme Filippetti, Ministre de la Culture et romancière"....
a écrit le 13/08/2014 à 11:18 :
Comment en France on découvre la notion de stratégie internationale des entreprises.... faut sortir un peu plus ou retourner sur les bancs de l'école.... OK Amazon veut faire baisser les prix : pourquoi les éditeurs ne le font pas alors ? quel est le problème avec ces maisons empreinte de "tradition" ? Ah oui, la tradition de faire payer plein pot le consommateur. Et pourquoi la FNAC n'est pas dans le collimateur ? autant d'incohérence.... Et que faire contre le commerce électronique ? interdire internet ? fermer les magasins de vente en ligne ? parce que le commerce électronique détruit aussi des emplois de commerçant de proximité, induit des distorsion de concurrence car ouverts 2H4, etc. Quels cris d'orfraie inutiles et pénibles. Au secteur de l'édition : ADAPTEZ VOUS, BAISSEZ VOS PRIX, INNOVEZ, INVENTEZ un standard EUROPÉEN de liseuse au lieu de rester les bras croisés à ne rien faire à part vous plaindre dans le vide. Ne devenez pas comme les MAJORS de musique qui ne font rien à part un métier de rentier, qui ne créent pas d'emploi et protégés par une loi arrièriste.
a écrit le 12/08/2014 à 23:21 :
Non seulement, les écrivains se font plumer par les maisons d'édition... mais en plus, ils les défendent...
Réponse de le 13/08/2014 à 22:18 :
Ceci illustre le syndrome de Stockholm subi pas les auteurs, après des années de captivité ils éprouvent de la sympathie pour leur bourreau.
a écrit le 12/08/2014 à 18:55 :
C'est quand même curieux de raisonner comme madame Filipetti. Voilà un distributeur qui, payé au pourcentage, demande à baisser les prix et par voie de conséquence sa rémunération unitaire. Comme on sait que Jeff Besos n'est pas un philanthrope on peut être assuré qu'il espère une forte augmentation du nombre de ventes unitaires ce qui devrait ravir un ministre de la culture. Mais comme d'hab, nos braves ministres sont à côté de la plaque.
Réponse de le 13/08/2014 à 0:19 :
Bezos est limpide dans ses intentions: faire pression sur les prix pour affaiblir les fournisseurs et rendre non viables les distributeurs concurrents, puis ensuite faire remonter les prix sous son contrôle (puisque aujourd'hui Amazon ne rapporte toujours rien). Le rêve de Bezos, c'est d'être tout seul Carrefour+Auchan+WallMart+etc pour être le Maitre du Monde de la distribution, à commencer par tout ce qui est culturel. Filippetti, que je n'aime pas, n'a donc pas tort, Amazon c'est de la destruction non créatrice, il faudrait lui faire mordre la poussière.
Réponse de le 13/08/2014 à 8:42 :
D'accord avec bisounours.
a écrit le 12/08/2014 à 16:37 :
J’aurais volontiers donné raison à Aurélie Filippetti face à l’américain Amazon, mais pendant ce temps le gouvernement pour lequel elle travaille est en train de se faire berner par le TAFTA. Ou bien elle se trompe de combat, ou bien c’est de l’enfumage
a écrit le 12/08/2014 à 15:30 :
il faut ce réveiller , si j avais un commerce j aurai des compt sa personne et amazone a raison , c est ça le libre commerce . les autre non qu'à ce regrouper et monter un cite comme amazone et faire leur propre règle
les 900 me font comme un grand c
Réponse de le 12/08/2014 à 18:40 :
Et en français, ça donne quoi ?
Réponse de le 12/08/2014 à 18:47 :
En attendant, si vous lisiez un peu plus au lieu de nous sortir ce genre de commentaire, vous feriez moins de fautes .. Amazon est un vendeur, Hachette est un éditeur, 2 métiers différents ..
Réponse de le 12/08/2014 à 20:37 :
Sur amazon editer son livre vous coute 0. Vous pouvez le faire c est tres simple. Alors pourquoi payer un editeur comme Hachette ou un autre ?
a écrit le 12/08/2014 à 15:20 :
Une petite anecdote je vais dans une librairie et je vois un libre de poche qui m’intéresse, comme j’ai une liseuse électronique, je souhaite acheter cette version. Impossible de le faire à la libraire directement (imaginons qu’on me donne un code de téléchargement sur le site de la libraire quand je rentre chez moi)
Donc je rentre chez moi la librairie n’a rien vendu je regarde chez Amazon et la surprise le livre digital est vendu à 15 euros sachant que le ivre de poche en vaux 8. Je regarde d’autre titre plus récent idem.
J’ai juste l’impression que l’on se moque de moi un livre édité sur papier transporté dans une librairie et la commission du libraire c’est le même prix que la version digitale. . Le même livre électronique sur Amazon Usa est vendu 5 euros. Bref je cherche sur internet et je l’obtiens gratuitement. !!!
Ce que l’on ne dit pas du combat d’Amazon contre Hachette c’est qu’il porte sur le prix des livres électroniques et que nos éditeurs veulent continuer à s’en mettre plein les poches. C’est marrant de constater que les éditeurs de livre font les mêmes erreurs que les maisons de production de musique Prix abusif, système de protection pour ne pas pouvoir prêter la version digitale. Donc on complique la vie des gens et on les pousse vers les sites de piratages qui sont plus simple d’utilisation. Les libraires ne proposent pas de solution pour acheter en magasin une version électronique pourquoi ?
Moi j’aime bien aller dans une librairie et voir sur les étals les livres mis en avant cela me donne des idées. Mais si je veux une version digitale il faut que je rentre chez moi et en général je vais sur Amazon. De plus pourquoi les libraires ne permettent pas de commander des livres en lignes et de les récupérer chez eux. Tu vas a la librairie (10 km) , tu commandes tu retournes à la libraire (10km). Sur Amazon tu commande et tu es livré chez toi !!!

Notre ministre au lieu de défendre les intérêts des éditeurs ferait bien de les bouger un peu pour qu’ils comprennent que le monde change et qu’il faut évoluer.
Réponse de le 12/08/2014 à 16:29 :
@joker, quand il n'y aura plus d'éditeurs et que vous n'aurez à faire qu'a des sociétés qui cassent les prix au détriment des libraires, vous verrez que les prix remonteront joyeusement. Amazon qui pourtant casse les prix, peut le faire car il ne paye pas d'impôt ou presque. Même avec cela, Amazon ne fait pas de bénéfice. Ce qui montre bien qu'il vend en deçà du raisonnable. Regardez ce qui se passe dans les grandes villes. Il n'y a plus de petits commerces. Ils ont été tués par les grandes surfaces. Si nous encourageons Amazon, il n'y aura plus de libraires et puis plus d'éditeurs et les distributeurs comme Amazon feront la loi au détriment de nos intérêts.
Réponse de le 12/08/2014 à 17:12 :
Euh Amazon ne paie pas d'impôt sur les sociétés car ils ne font pas de profit... C'est vrai depuis des années! Ca tout le monde semble l'oublier!
Réponse de le 12/08/2014 à 17:24 :
"missiles" vous devriez lire ce que les gens vous répondent, ça vous éviterait d'écrire 2 fois la même ânerie. Amazon a un chiffre d'affaire astronomique et s'ils ne font pas de profits c'est parce qu'ils réinvestissent, pas parce qu'ils vendent à perte. Avec quel argent croyez vous qu'ils font pousser des dizaines de centres de distribution dans le monde ?
a écrit le 12/08/2014 à 15:05 :
Cette ministre de la Culture est en décalage total avec le monde actuel et ses réalités. Il faudrait qu' elle finisse par comprendre que le rôle des politiques est de développer ce qui marche et non de protéger des "vieux" métiers subventionnés par le contribuable comme les intermittents, les artistes et les librairies indépendantes qui font payer les livres et les disques au prix maximum.
Réponse de le 12/08/2014 à 16:35 :
Pour une fois qu'un ministre comprend quelque chose, il ne certainement pas la contre dire. Elle a raison. Aider Amazon c'est regarder pas plus loin que le bout de son nez. Comment expliquez vous qu'en ne payant pas d'impôt, ils arrivent à perdre de l’argent ? Ils ne font en effet aucun bénéfice. C'est bien qu'ils travaillent à perte et donc font une concurrence déloyale. Que se passera t-il quand les distributeurs e gagneront plus d'argent ? Pensez vous que vous aurez toujours le même choix au même prix. Ne soyez pas naïf. Les donneurs de leçons ne sont pas les payeurs.
Réponse de le 12/08/2014 à 16:41 :
Non. Ils investissent. Le chiffre d'affaire de la société progresse de 15 à 20 milliards par an. Actuellement autour de 74 milliards de dollars. Au lieu de distribuer du dividende aux actionnaires et de demander de l'argent aux banques, tout est investi.
Une très bonne pratique.
Réponse de le 12/08/2014 à 17:20 :
Merci à Corso de rappeler ce point trop souvent oublié. Amazon a un comportement exemplaire en ce qui concerne sa relation avec ses actionnaires, en ne cédant pas à leurs caprices focalisés sur le gain à court-terme, en réinvestissant plutôt que de verser des dividendes à des gens qui fondamentalement ne produisent rien, en gardant le cap fixé au départ. Le monde serait dans une autre situation économique si tous les groupes aussi gros en faisaient autant. Cf. "Fixing the game", excellent livre paru récemment sur ce sujet.
Réponse de le 12/08/2014 à 18:56 :
Oui d'ailleurs, le comportement exemplaire d'Amazon se ressent dans leurs centres de tri où les grèves se multiplient..
a écrit le 12/08/2014 à 14:48 :
Amazon est un prestataire de service. A ce titre il est libre de distribuer les produits qu'il souhaite et aussi d'offrir une prestation premium à ceux qui sont dans sa logique de la défense du consommateur. Il se trouve que la qualité exceptionnelle de son service et de son offre le fait passer pour un service public... qui aurait des obligations. Ce qui n'est pas. ceux qui se pensent avoir un "droit" ne l'on pas, le commerce est libre. Il est normal que certains écrivains privilégiés jusqu'à présent par les éditeurs qui en ont fait des chouchous s'opposent à ce que leur rente de luxe soit contestée par Amazon. Au reste 900 signatures est bien faible au regard de la totalité de la production et reste bien signifiant de cet situation de "chouchous". La dimension de la publication électronique et même classique a changé de taille, il n'est plus possible d'accepter les anciens monopoles. Fillipetti en ce sens est en décalage avec son gouvernement qui veut casser les rentes ... elle veut les protéger.
Réponse de le 12/08/2014 à 16:37 :
Personne n'oblige personne. Vous pouvez acheter chez qui vous voulez. Mais la ministre est dans son rôle en protégeant les sociétés françaises d'une concurrence déloyale qui a terme se retournera contre nous lecteurs.
Réponse de le 12/08/2014 à 19:01 :
Les ventes des grands écrivains permettent aux éditeurs de financer de nombreux petits écrivains. Ce n'est pas une question de monopole mais la protection de notre culture.
Réponse de le 12/08/2014 à 20:43 :
parcequ un petit peut editer chez hachette ?
sur amazon oui c est gratuit et tres simple.

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