Au Japon, NTT veut sa part du gâteau des JO

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Leader des télécoms au Japon, NTT s'appuie sur une armada de 2.500 chercheurs pour déployer de nouveaux services.
Leader des télécoms au Japon, NTT s'appuie sur une armada de 2.500 chercheurs pour déployer de nouveaux services. (Crédits : Reuters)
Outre le développement de la 5G, qu'il compte bien lancer en 2020 pour les Jeux Olympiques de Tokyo, le géant nippon des télécoms planche sur différentes technologies. Parmi elles, l'une permettra de retransmettre des événements sportifs en 3D. Et une autre vise à informer les touristes, grâce à un outil de "recherche visuelle" sur smartphone.

Alors que Tokyo accueillera les Jeux olympiques en 2020, les industriels japonais se mettent en ordre de bataille. Et parmi eux, NTT figure en bonne place. Le Orange nippon des télécoms, au chiffre d'affaires de 11.540 milliards de yens (92 milliards d'euros) en 2015-2016, mobilise depuis longtemps ses 2.500 chercheurs pour déployer de nouvelles technologies à cette occasion.

Il y a bien sûr la 5G, la prochaine génération de communication mobile. Déjà en pointe lors des développements de la 3G et de la 4G, le groupe japonais met les bouchées doubles pour être prêt en 2020. Pour ce faire, il multiplie les collaborations avec les grands noms du high-tech et les équipementiers télécoms. Parmi eux, on trouve notamment Nokia Networks, Ericsson, ou encore le chinois Huawei. En novembre dernier, NTT Docomo, sa filiale dédiée au mobile, a réalisé des essais avec le mastodonte sud-coréen Samsung. Les deux groupes ont atteint une vitesse de transmission de données de 2,5 gigabits par seconde depuis un véhicule circulant à 60 km/h.

Les touristes en ligne de mire

Mais ce n'est pas tout. Outre la 5G, NTT planche sur un éventail de services nouveaux pour doper ses revenus lors des JO. Celles-ci sont en partie développées dans son grand centre de recherche et développement de Musashino, non loin de Tokyo. Ici, les blouses blanches du groupe travaillent sur "Visual Search" ("Recherche visuelle").  Cette technologie doit permettre aux touristes de s'y retrouver au Japon, qu'il s'agisse de comprendre les panneaux dans le métro, de repérer un monument et des boutiques, ou encore d'en savoir plus sur les plats locaux.

Pour cela, le visiteur utilise son smartphone ou une tablette connectée Internet. Il lui suffit de cadrer, via la fonction photo, le menu d'un restaurant ou n'importe quel produit pour disposer, dans la foulée, d'informations dans sa langue. Ce faisant, il pourra non seulement traduire un panneau dans les transports en commun. Mais aussi se renseigner, presque instantanément, sur le trafic, ou la direction à prendre, grâce aux informations glanées par l'appli sur le Net. Une technologie qui devrait, selon NTT, profiter à tous les acteurs du tourisme.

Téléprésence immersive

Plus futuriste, le géant nippon des télécoms travaille sur "Kirari", une technologie de téléprésence immersive, qui permettra de retransmettre des événements sportifs en 3D partout dans le monde dans des lieux dédiés. À Musashino, NTT a déjà mené des expérimentations dans ce domaine. Récemment, ses chercheurs ont retransmis un match de tennis de table en temps réel. Ici, la compétition était captée par des caméras, lesquelles envoyaient leurs images à un dispositif 3D reposant sur des écrans et des miroirs. Le spectateur pouvait ainsi visualiser le match, en ayant l'impression que les joueurs, bien qu'un peu transparents, étaient en face de lui. Et ce, sans recourir à des casques à réalité virtuelle.

NTT ne dit pas si des dispositifs à grande échelle verront le jour pour les JO. Mais ce qui est sûr, c'est que l'opérateur compte bien profiter de l'événement pour faire étalage de son savoir-faire. Et in fine, grappiller des clients à ses grands rivaux Softbank et KDDI.

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