Le chinois Lenovo se branche à son tour sur la reprise de BlackBerry

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Blackberry a essuyé une perte de 965 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice.
Blackberry a essuyé une perte de 965 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le fabricant informatique vient d'être autorisé à examiner de près les comptes du canadien en difficultés BlackBerry selon le Wall Street Journal. Les acquéreurs potentiels se succèdent et les négociations se poursuivent pour savoir qui va prendre la main sur la marque et ses brevets.

Bientôt une nouvelle offre de rachat sérieuse pour BlackBerry ? Le constructeur de matériel informatique chinois Lenovo s'intéresserait vivement au fabricant canadien de smartphones. Pour preuve, Lenovo a réussi à signer un accord lui permettant d'examiner les comptes de BlackBerry, selon un article du Wall Street Journal daté de jeudi dans lequel les journalistes citent des sources proches du dossier. Les portes-paroles de BlackBerry et de Lenovo n'ont pas fait de commentaire.

BlackBerry a essuyé une perte de 965 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice, et a prévu le licenciement de 4.500 personnes soit 40% de ses effectifs. Face à d'importantes pertes de marché et aux difficultés qui en découlent, il a annoncé au mois d'août dernier être prêt à étudier diverses options stratégiques y compris une vente.

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Fairfax Financial prêt à valoriser BlackBerry à hauteur de 4,7 milliards de dollars

Dans un premier temps, il a été annoncé le 23 septembre que son premier actionnaire, le fonds canadien Fairfax Financial Holdings, était prêt à le racheter pour 4,7 milliards de dollars au total (soit 3,4 milliards d'euros).

>> BlackBerry se fait racheter par un fonds canadien pour 4,7 milliards de dollars

Cette annonce a provoqué un réveil (probablement espéré par BlackBerry) d'autres acquéreurs potentiels. Ainsi, début octobre, BlackBerry étudiait la possibilité d'une vente par appartement. L'agence de presse Reuters affirmait alors que plusieurs acteurs du secteur tels que les américains Google, Cisco, Intel, l'allemand SAP et les sud-coréens Samsung et LG, serait prêts à négocier avec BlackBerry la reprise de tout ou partie de ses actifs.

Ils semblaient particulièrement attirés par le portefeuille de brevets du constructeur canadien.

>> BlackBerry pourrait vendre ses brevets et son système sécurisé à Google, SAP ou Cisco

Le 3 octobre, on apprenait que la société d'investissement américaine Cerberus Capital Management LP, aurait également signé un accord pour consulter les comptes de BlackBerry d'après le Wall Street Journal.

>> Le fonds Cerberus lorgne lui aussi BlackBerry, le titre remonte en Bourse

Les co-fondateurs reviennent dans la course

Ensuite, le 10 octobre, le cofondateur de BlackBerry, Mike Lazaridis, se déclarait prêt à racheter le groupe, selon des documents déposés auprès des autorités boursières américaines. Mike Lazaridis, qui détenait avant cette annonce 5,7% du capital et qui avait démissionné de la co-présidence du groupe en janvier 2012, a conclu un accord avec un autre co-fondateur du groupe, le Canadien Douglas Fregin, en vue d'étudier une possible offre conjointe. Ensemble, les deux investisseurs possèdent 8% de BlackBerry. Mike Laridis et Douglas Fertin pourraient présenter une offre "seuls ou avec d'autres investisseurs intéressés", selon les documents à la Security and Exchange Commission (SEC).

Désormais, le chinois Lenovo est donc également dans la course. S'il jouit d'une capacité d'investissement non négligeable, il part toutefois avec un handicap : il n'est pas canadien. En effet, une offre chinoise pourrait susciter des réserves au sein du gouvernement, qui peut opposer un veto aux prises de contrôle de sociétés canadiennes par des entreprises étrangères s'il les juge contraires à l'intérêt national.

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Commentaires
a écrit le 18/10/2013 à 17:15 :
Toute entreprise crédible en faisant la demande a le droit d'examiner les comptes d'une société mise en vente afin de faire une offre ...ou pas. Cela n'a aucune autre signification sinon que le temps passe et rien d'autre. Les chinois ne seront autorisés à acheter que si les américains n'en veulent pas. Côté US tout le monde attend les comptes de fin d'année qui seront connus fin janvier. On attend aussi que Amazon définisse sa position. Attendons.

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