Semi-conducteurs : le bénéfice de TSMC dopé par l'IA
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TSMC avait fait état pour l'ensemble de l'année 2024 d'un chiffre d'affaires en hausse de plus d'un tiers (33,9%).
Reuters
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TSMC avait fait état pour l'ensemble de l'année 2024 d'un chiffre d'affaires en hausse de plus d'un tiers (33,9%).
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Le géant taïwanais des semi-conducteurs, TSMC, continue sur sa lancée. Il a dégagé un bénéfice net de 374,7 milliards de dollars taïwanais (11,1 milliards d'euros) au dernier trimestre de l'année 2024. Soit une hausse de 57% par rapport à la même période en 2023. Ce résultat a dépassé les prévisions d'économistes sondés par l'agence Bloomberg, qui anticipaient un bénéfice net légèrement inférieur, à 369,8 milliards de dollars (10,9 milliards d'euros). Ce qui va d'ailleurs dans le sens de prévisions de dépenses soutenues de Microsoft et d'Amazon en matière de dépenses d'infrastructure pour l'IA.
Son chiffre d'affaires s'est par ailleurs accru de 38,8% entre octobre et décembre 2024 par rapport au quatrième trimestre 2023, là encore, au-delà des attentes. La semaine dernière, TSMC avait déjà fait état pour l'ensemble de l'année 2024 d'un chiffre d'affaires en hausse de plus d'un tiers (33,9%), surpassant ses propres anticipations, pour atteindre l'équivalent de 87,8 milliards de dollars.
La valeur des actions de l'entreprise a également plus que doublé depuis que le boom de l'IA a commencé à la fin de 2022 avec le lancement du ChatGPT d'OpenAI, a rapporté Bloomberg News. L'été dernier, l'entreprise a même brièvement franchi le cap symbolique des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière à Wall Street. « Nous nous attendons à ce que 2025 constitue une nouvelle année de croissance pour TSMC » à mesure que s'accroît la demande liée à l'IA, a estimé le PDG du géant taïwanais, C.C. Wei.
Néanmoins, TSMC se trouve aussi confronté aux tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine concernant les contrôles d'exportations, les conflits douaniers et Taïwan. Mercredi, Washington a ainsi annoncé renforcer ses contrôles sur les exportations de semi-conducteurs de dernière génération afin de s'assurer que la Chine n'ait pas la possibilité de contourner les restrictions et interdictions existantes. Objectif, « entraver la capacité de la Chine à acquérir et produire les technologies nécessaires à sa modernisation militaire », selon Washington.
C.C. Wei a indiqué que l'entreprise poursuivait son analyse des conséquences potentielles des restrictions américaines, mais que celles-ci semblaient « gérables ». En outre, TSMC chercherait à obtenir des « permis spéciaux » pour ses clients sans lien avec l'intelligence artificielle.
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Par ailleurs, son siège social et la majeure partie de ses usines de fabrication se trouvent à Taïwan. Or, Pékin revendique cette île, qui dispose de son propre gouvernement, d'une devise et d'une armée, comme faisant partie de son territoire. La Chine menace même de recourir à la force pour en reprendre le contrôle. La chaîne d'approvisionnement en semi-conducteurs étant très vulnérable aux chocs, les gouvernements ont fait pression sur TSMC pour qu'elle délocalise davantage sa production hors de Taïwan.
Dans ce contexte, le groupe cherche à diversifier ses implantations. Parmi ses nouvelles usines à l'étranger, l'une a ouvert ses portes au Japon l'année dernière et trois sont prévues aux États-Unis. Ces derniers accorderont à TSMC jusqu'à 6,6 milliards de dollars de financement direct pour l'aider à construire des « installations de pointe en Arizona », ont déclaré des responsables en novembre, finalisant l'accord avant l'entrée de l'administration de Donald Trump à la Maison-Blanche.
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Dans ce contexte, TSMC a été à l'origine d'une forte augmentation d'investissements directs étrangers taïwanais en 2024, selon Bloomberg, qui s'appuie sur des données du ministère taïwanais de l'Économie. Selon l'agence financière, cela témoigne d'un « découplage » vis-à-vis de la Chine, les investissements des entreprises taïwanaises y ayant stagné au contraire de ceux à destination du Japon ou des États-Unis, qui ont atteint des niveaux records.
(Avec AFP)
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