En s'alliant avec Cellnex, Bouygues Telecom se donne plus de moyens d'investir

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Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom, devrait dévoiler sa stratégie en matière d'Internet à très haut débit le 23 février prochain.
Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom, devrait dévoiler sa stratégie en matière d'Internet à très haut débit le 23 février prochain. (Crédits : Reuters)
L'opérateur de Martin Bouygues vient de signer un accord avec l'espagnol Cellnex pour exploiter 3.000 sites d'antennes télécoms dans l'Hexagone. Avec cette opération, l'opérateur va récupérer plusieurs centaines de millions d'euros. Une manne bienvenue pour ses investissements dans les réseaux à très haut débit.

Aujourd'hui bon dernier dans le déploiement des réseaux à très haut débit en fibre optique, Bouygues Telecom a une grande priorité: dégager davantage de moyens pour y investir, et combler son retard face à ses concurrents Orange, SFR et Free. Sous ce prisme, l'accord signé mercredi avec le groupe espagnol Cellnex va permettre à l'opérateur de Martin Bouygues de récupérer des fonds précieux pour se relancer.

Cette opération porte sur l'exploitation de 3.000 antennes par Cellnex. En premier lieu, Bouygues Telecom va céder 1.800 baux de toits-terrasses au groupe espagnol ces deux prochaines années. « Il s'agit d'infrastructures passives, comprenant des pylônes, mâts et autres barrières électriques. Elles ne sont pas, à nos yeux, différenciantes. En revanche, on conserve toutes nos infrastructures actives [les antennes installées sur les pylônes, qui permettent de fournir de la 3G et de la 4G aux abonnés, Ndlr] », explique-t-on chez l'opérateur. Avec la cession, Bouygues Telecom va ainsi renflouer ses caisses, puisqu'il va glaner la très coquette somme de 500 millions d'euros.

1.200 nouveaux sites d'ici cinq ans

En parallèle, l'accord prévoit que les deux groupes vont bâtir conjointement 1.200 nouveaux sites mobiles ces cinq prochaines années. « Ici, nous allons en quelque sorte devenir les sous-traitants de Cellnex, affirme-t-on chez Bouygues Telecom. Nous rechercherons les emplacements des nouveaux sites, nous mènerons les négociations pour les travaux, etc... Sachant que Cellnex sera in fine propriétaire de ces infrastructures. » Au total, ce volet de l'accord représentera 354 millions d'euros de chiffre d'affaires pour l'opérateur.

Pour justifier cette alliance, Bouygues Telecom constate, dans un communiqué, que « la demande concernant les sites télécoms est en forte croissance en raison des besoins de densification des opérateurs ». De fait, ceux-ci devraient aller crescendo avec l'arrivée de la 5G, dont les premiers déploiements commerciaux sont attendus à compter de 2020. C'est également la raison évoquée par Cellnex qui, avec ce contrat, se félicite « de devenir un opérateur d'infrastructures de taille et de couverture intéressante, notamment pour accompagner la 5G. »

De l'argent frais pour les réseaux

Pour Bouygues Telecom, cette alliance permet de dégager davantage de cash à investir dans les réseaux Internet fixe et mobile, nous dit-on. Il s'agit donc, vraisemblablement, d'un premier élément de la stratégie de l'opérateur en matière de très haut débit - et plus particulièrement concernant le déploiement de la fibre optique dans l'Hexagone, un domaine où il est largement devancé par la concurrence. A ce sujet, Bouygues Telecom devrait, selon nos informations, dévoiler ses cartes le 23 février prochain, à l'occasion des résultats annuels de Bouygues, sa maison-mère.

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