Capgemini réalise enfin sa première acquisition en Chine

 |   |  290  mots
Copyright Reuters
Le groupe de services informatiques met la main sur la SSII chinoise Praxis Technology. La société spécialisée dans l'énergie a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros.

La première acquisition de Capgemini en Chine arrive enfin. Dans le cadre de son développement sur les marchés émergents, l'un des piliers de sa stratégie, le groupe français de services informatiques, qui avait acquis le brésilien CPM Braxis en septembre, annoncera cette fois-ci vendredi matin le rachat de la SSII chinoise Praxis Technology. Cette dernière, qui a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros et compte 110 collaborateurs, est spécialisée dans l'énergie. Parmi ses clients figurent China Southern Grid et China National Petroleum Corporation, ce qui renforcera la présence de Capgemini dans le secteur chinois des "utilities".

Plus largement, avec l'acquisition de Praxis Technology, Capgemini s'ouvre un peu plus les portes d'un marché chinois de l'informatique qui devrait afficher une progression annuelle à deux chiffres au cours des cinq prochaines années, après avoir grimpé de 14% par an depuis 2009, selon le cabinet IDC. "Nous avons pour objectif de réaliser une croissance organique (hors acquisitions) de 20% de notre chiffre d'affaires en Chine, cette année, à 40 ou 50 millions d'euros", précise Gilles Taldu, responsable des nouveaux "business" chez Capgemini.

Si le groupe ne divulgue pas le montant de l'acquisition, Gilles Taldu admet cependant que "les entreprises chinoises se paient un bon prix", tout en précisant que "Capgemini [fort d'une trésorerie nette de l'ordre de 1 milliard d'euros, Ndlr] fait attention à ne pas dépenser de sommes déraisonnables".

Le groupe n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. "Procéder à de nouvelles acquisitions en Chine fait partie de notre feuille de route", indique Gilles Taldu. Capgemini entend ainsi réaliser 10% de son chiffre d'affaires - ressorti à 8,7 milliards d'euros en 2010 - dans les pays émergents, "à moyen terme", contre 5% aujourd'hui.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :