Et si, à l'inverse de la petite musique entonnée dans les cercles économiques, la régulation européenne n'était pas un frein, mais bel et bien un atout pour les entreprises ? Un nouveau rapport, publié en novembre par le Medef et le cercle de réflexion Digital New Deal, propose aux Européens d'exploiter pleinement les opportunités créées par une régulation encore peu connue : le Data Governance Act (DGA), ou règlement sur la gouvernance des données.
Entré en application en septembre 2023, ce texte sous le radar médiatique est pourtant, plus que le RGPD, l'IA Act ou le Data Act, l'un des piliers de la stratégie européenne dans le numérique. Le DGA créé le cadre juridique et technique qui permet aux entreprises de partager leurs données de façon sécurisée et interopérable. Ce qui pourrait se révéler un atout de taille pour le développement de l'IA générative. Notamment dans la nouvelle ère des agents IA, ces IA capables d'opérer une suite de tâches relativement complexe de façon autonome.
Dans leur rapport novateur de 74 pages, le Medef et le Digital New Deal proposent d'ouvrir, grâce au cadre du DGA, un nouveau chemin pour que le Vieux continent réussisse à coexister dans l'IA générative, avec les ogres américains, comme OpenAI, Google et Microsoft. Leur proposition : capitaliser sur les données des entreprises, dans chaque secteur, comme l'explique à La Tribune Arno Pons, directeur général du Digital New Deal et coauteur du rapport.