Cybersécurité : le recrutement, chemin de croix des entreprises malgré l'abondance d'emplois
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Le Campus Cyber, à La Défense, a un rôle à jouer dans la démystification de l'expert en cybersécurité en sweat à capuche, qui travaille dans le noir (illustration ci-dessus). Car la profession a un problème de vocations. D'après une étude du rectorat...
Alors que l'État ambitionne de créer 37.000 nouveaux emplois dans la cybersécurité à l'horizon 2025, plus de 10.000 postes restent encore à pourvoir aujourd'hui. Pour mobiliser les établissements d'enseignement supérieur et créer des vocations parmi les jeunes, le Campus Cyber, nouvelle vitrine de la cybersécurité française, se plie en quatre pour vanter les mérites de ces métiers et casser les préjugés, qui éloignent aujourd'hui les femmes et les moins diplômés.
Pour l'État, toutes les occasions sont bonnes à prendre pour marteler qu'il y a de nombreux emplois à pourvoir dans un secteur d'avenir, la cybersécurité. Ce mardi, le gouvernement a donc profité d'une simple journée de formation aux enjeux de la cybersécurité, à destination d'un peu moins de 200 enseignants du tertiaire, pour tenter de rendre à nouveau la cyber plus attractive.
Pour l'occasion, la ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnelle, Carole Grandjean, se déplaçait au Campus Cyber, la nouvelle vitrine de l'écosystème de la cybersécurité française. À ses côtés, se trouvaient le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), Guillaume Poupard, et le président des lieux, Michel Van Den Berghe.
Lire aussi :Cybersécurité : le ministre du Numérique Jean-Noël Barrot dévoile sa feuille de route
Démystifier l'image de l'expert en cybersécurité pour attirer les vocations
Pour remédier à cette situation, l'État travaille donc sur deux axes : d'un côté, la création de nouvelles formations et la modernisation d'anciennes formations, avec un accent sur les diplômes courts (bac +2 et bac +3). De l'autre, la promotion de la cybersécurité dans toutes les strates de l'enseignement, dès le secondaire.
Premier enjeu pour le gouvernement : attirer les vocations. D'après une étude du rectorat de l'Île-de-France citée par Michel Van Den Berghe, sur les 12.000 étudiants qui suivent une formation en numérique dans la région, seulement 200 (moins de 2%) se sentent attirés par la cyber, dont... 10 femmes (c'est-à-dire, 5% de ces 2%).
Newsletter
Tech & IA
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.