IA générative : faut-il l'autoriser à l'école?
Guillaume Renouard
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Une professeure de français a utilisé le chatbot d'OpenAI pour générer un commentaire de texte sur un poème d'Apollinaire.
Reuters
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Une professeure de français a utilisé le chatbot d'OpenAI pour générer un commentaire de texte sur un poème d'Apollinaire.
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En juin dernier, un avis du comité national pilote pour l'éthique du numérique (CNPEN) l'affirmait sans ambages :
Face à la déferlante ChatGPT, le monde de l'enseignement s'est parfois braqué. Les écoles publiques de la ville de New York, craignant de voir les élèves tricher en confiant leurs devoirs à ChatGPT, en ont interdit l'usage. Au contraire, d'autres ont décidé d'autoriser leurs élèves à se faire la main dessus. Des professeurs de l'université d'Angers ont proposé à leurs étudiants de faire passer le test de Turing à ChatGPT, qui évalue la capacité d'une machine à se faire passer pour un humain (spoiler : ChatGPT a misérablement échoué).
À Tours, une professeure de français a utilisé le chatbot d'OpenAI pour générer un commentaire de texte sur un poème d'Apollinaire, et proposé à ses élèves d'évaluer le travail accompli par la machine. D'autres encouragent leurs étudiants à poser des questions au chatbot sur les points qu'ils n'ont pas bien compris lorsqu'ils révisent leurs leçons à la maison.
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L'Etat encourage les professeurs à expérimenter l'usage de cette technologie. « Il y a de nombreuses initiatives individuelles, mais pas de formations à l'échelon national », constate Bastien Masse, chef de projet de la chaire Unesco Relia (Ressources éducatives libres et intelligence artificielle) au sein de Nantes Université.
Guillaume Renouard
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