Spéculer avec ChatGPT ? Le conseil en investissement s’empare de l’IA générative
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« Quel est, aujourd'hui, l'investissement optimal que je dois réaliser pour avoir un meilleur rendement ? ». A cette question traditionnelle d'un investisseur particulier à son conseiller, ce sera, peut-être bientôt, un logiciel imitant une voix humaine qui y répondra. Avec la démocratisation fracassante de ChatGPT, ce scénario est si probable que des chercheurs de l'Université de Hongkong viennent de rendre leurs conclusions sur des tests menés cet été sur la célèbre intelligence artificielle générative d'OpenAI, sollicitée en tant que conseiller en investissement.
Et elles ne laissent aucun doute : « 82 % des recommandations d'actions de ChatGPT sont logiques et 16 % ne sont pas claires. Cela suggère que ChatGPT a une capacité de raisonnement en tant qu'analyste financier », ont écrit en juillet 2023 les universitaires après avoir testé l'apprentissage automatique supervisé du robot d'OpenAI.
Aussi, pour comprendre le marché actions, il faut pouvoir anticiper les grandes politiques monétaires. Et si ChatGPT était capable de décrypter les annonces de la Fed ? JP Morgan a franchi ce pas. Les analystes de la banque américaine ont ainsi utilisé un modèle d'intelligence artificielle pour analyser les déclarations et les discours de la Réserve fédérale américaine au cours des 25 dernières années afin de déterminer la nature des signaux politiques. Les perspectives de la banque centrale ont été évaluées sur une échelle que la société de services financiers appelle le "Hawk-Dove Score" (score faucon-colombe), rapportait Bloomberg en avril.
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« Nous montrons que les modèles GPT sont sur le point de classer avec succès le langage politique dans une variété de contextes. Par conséquent, l'ère où les ordinateurs peuvent interpréter la communication de la Réserve fédérale en utilisant l'approche narrative est peut-être arrivée plus tôt que prévu », font valoir deux chercheuses en recherche quantitative de la Réserve fédérale Anne Lundgaard Hansen et Sophia Kazinnik dans une étude publiée en août.