La numérisation de « toutes les industries », nouveau dessein de Huawei
Pierre Manière, à Shanghai
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Meng Wanzhou, qui assure la présidence tournante de Huawei.
Reuters
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Meng Wanzhou, qui assure la présidence tournante de Huawei.
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Alors que Huawei est sous la menace de nouvelles sanctions des Etats-Unis, sa présidente tournante, Meng Wanzhou, fait comme si de rien n'était. Elle n'a pipé mot de ces difficultés ce mercredi à Shanghai, en introduction de Huawei Connect, le grand événement annuel du fleuron de la tech chinoise. Une manière de souligner que Huawei continue son bonhomme de chemin, et s'accommode des piques du pays de l'Oncle Sam, qui l'accuse toujours d'espionnage et lui interdit de recourir à nombre de technologies « made in USA ».
Aujourd'hui, Huawei fait partie des équipementiers télécoms de référence, notamment dans la 5G, aux côtés des européens Nokia et Ericsson. Mais désormais, le groupe qui a son siège à Shenzhen, la Silicon Valley de l'empire du Milieu, ne veut plus de cette étiquette. Si les télécoms restent le cœur de métier de Huawei, Meng Wanzhou n'a que peu évoqué ce secteur dans son discours. Certes, la dirigeante a brièvement rappelé que le groupe a déployé des réseaux mobiles « dans plus de 170 pays ». Mais elle souhaite désormais que Huawei soit reconnu comme un partenaire privilégié de la numérisation de « toutes les industries », de la finance aux ports, en passant par les transports ou encore l'énergie.
Sur ce front, Huawei se dit en mesure de proposer toutes les solutions pour permettre aux industriels de « digitaliser » leurs activités. Cela va des terminaux, nécessaires à la collecte des données, à la connectivité via des réseaux 4G ou 5G, aux services de cloud grâce à des serveurs maisons, jusqu'aux logiciels d'intelligence artificielle, indispensables pour traiter les informations. Huawei développe d'abord ses solutions « pour la Chine », a souligné Meng Wanzhou, mais constitue aussi une alternative « pour le reste du monde ». En clair surtout en Europe, et notamment en France, où le cador de la tech chinoise est bien implanté.
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A Shanghai, Huawei n'a pas levé le voile sur un nouveau smartphone, ou une énième innovation sur la 5G. C'est un nouveau serveur qui s'est, cette fois, retrouvé sous le feu des projecteurs. Son nom ? L'Atlas 900 Super Cluster. Ce nouveau matériel a une particularité : il utilise des processeurs dotés d'une finesse de gravure de 7 nanomètres. C'est-à-dire une technologie similaire à celle utilisée dans le dernier Mate 60 Pro, un smartphone dévoilé fin août, et dont la sortie a provoqué des cris d'orfraie aux Etats-Unis.
Pierre Manière, à Shanghai
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