Trop d'intelligence artificielle, pas assez de puissance de calcul. La startup FlexAI veut remédier à cette préoccupation partagée par l'ensemble de l'industrie. La jeune pousse française, créée par deux anciens de Nvidia, vient de lever 28,5 millions d'euros auprès du fonds luxembourgeois Alpha Intelligence Capital (AIC), le français Elaia Partners et le danois Heartcore Capital.
Sa réponse au problème de la puissance de calcul n'est pas de tenter de concurrencer Nvidia, le principal fournisseur de GPU. Un tel pari serait perdu d'avance. L'entreprise mise plutôt sur un meilleur accès aux calculateurs et une utilisation plus efficace de ces derniers. Son produit, qui sera commercialisé cette année, est une sorte d'infrastructure « universelle ». Celle-ci permettra d'harmoniser les solutions existantes pour faciliter l'accès à des ressources en calcul.
« La demande en puissance de calcul ne cesse d'augmenter depuis le lancement de ChatGPT. Or, le principal fournisseur (Nvidia) est en rupture de stock pour les deux prochaines années. La demande représente approximativement deux fois l'offre existante », souligne Brijesh Tripathi, PDG et co-fondateur de l'entreprise. « Et nous ne sommes qu'au commencement. »
Signe de la rareté de cette ressource : le Wall Street Journal rapportait en février dernier que Sam Altman, le PDG d'OpenAI, serait à la recherche de 5.000 À 7.000 milliards de dollars pour créer un grand réseau de fabrication de puces. Le New York Times raconte de son côté la guerre que se livrent les startups du secteur pour obtenir des GPU. « Je considère qu'il s'agit d'un métal rare à ce stade », compare l'un des entrepreneurs interrogé par le média.