Dans le Loiret, Otis prépare le futur ascenseur connecté

Guillaume Fischer

Otis, bâtiment Loiret
Romain Beaumont

Guillaume Fischer

Otis, bâtiment Loiret
Romain Beaumont
D'ici à 2023 ou 2024, les premières cabines fonctionnant à partir d'énergies renouvelables sortiront du principal site hexagonal du fabricant américain, situé à Gien. Otis a regroupé dans le Loiret la plupart de ses activités en France, hormis la supply chain européenne des pièces de rechange restée à Roissy. Au cœur du nouveau projet d'alimentation de ses ascenseurs, le département R&D, piloté par Alain Simonot, avait déjà expérimenté en 2017 des cabines à hydrogène entièrement autonomes, mais alimentées par des batteries rechargeables.
Bien plus innovants, les futurs ascenseurs qui sortiront des chaînes de production de l'usine giennoise seront alimentés de façon hybride à partir d'énergie solaire ou issue des éoliennes. Actuellement, près de 100% de la production d'Otis fonctionne via un raccordement électrique classique.
La R&D, qui emploie 100 salariés à Gien (180 à l'échelle du groupe, en Russie, en Espagne et en Turquie), s'affaire également sur un autre projet majeur pour Otis : la digitalisation des process et de l'exploitation des cabines. L'objectif étant de proposer une maintenance prédictive et de nouveaux services aux usagers.
Reliés au cloud de Microsoft et du réseau de téléphonie américain AT & T, les futurs ascenseurs connectés faciliteront, d'une part, l'inspection en amont des appareils à des fins de réparations, et offriront, d'autre part, de nouvelles fonctionnalités à la fois à ses clients et aux utilisateurs. Généralement gestionnaires immobiliers, les premiers bénéficieront de remontées de données, notamment sur les taux de fonctionnement et de pannes. Les futures cabines intelligentes permettront de surcroît la mise en oeuvre de services pour les seconds, à partir d'un écran situé dans l'ascenseur.
Baptisé eView, il pourra aussi bien délivrer des informations boursières - à destination de PDG pressés - que récréatives, ou encore permettre la commande à distance d'une enceinte connectée. Le centre d'essai de Gien mène ainsi actuellement un test d'intégration d'Amazon Alexa.
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Cette hyperactivité du fabricant s'inscrit dans la droite ligne de la smart city, qui est en train de se généraliser dans la plupart des grandes métropoles européennes. Pour preuve, le partenariat signé en France, le 29 mars, entre Otis et la filiale immobilière de la Société Générale, Sogeprom, pour équiper ses futurs immeubles intelligents. Après avoir testé l'ascenseur à hydrogène, Otis va désormais alimenter ses cabines à l'énergie solaire.
Guillaume Fischer
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