Harcèlement moral et sexuel : dénoncée sur Instagram, une startup devant la justice
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"Quand tu suces tu fais comment ?" "Est-ce que pour 1.000 euros, tu serais capable de m'envoyer une photo de ton anus ?". Mercredi 12 mai, fin d'après-midi au Conseil de prud'hommes de Paris. Dans une salle d'audience inhabituellement pleine -en raison d'anciens salariés venus soutenir Sarah (*), la plaignante-, la porte doit rester ouverte pour permettre au public d'entendre les plaidoiries. Et l'ambiance est à la sidération quand les avocates de la plaignante, Me Élise Fabing et Marion Simoné, décrivent "l'ambiance porno" qui sévissait au sein de l'agence Braaxe, une startup dans la communication digitale, attaquée en justice par l'une de ses anciennes employées pour harcèlement moral et sexuel.
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Dès qu'ils entrent dans la salle pleine, les quatre conseillers prud'homaux -tous des hommes- comprennent qu'ils vont arbitrer un dossier sensible. Et pour cause : l'affaire Braaxe est une première dans l'histoire du droit social français. Braaxe, 21 salariés, est l'une des premières entreprises mises en cause, à l'automne 2020, par le compte Instagram Balance ton agency. Et c'est suite à la quarantaine de témoignages accablants publiés sur le réseau social, que la plaignante a décidé d'attaquer son ancien employeur devant le Conseil de prud'hommes, en novembre 2020, après sa démission.