Avec son IA générative, iAdvize veut doper les ventes du e-commerce
Frédéric Thual
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Julien Hervouët, fondateur et PDG de la plateforme iAdvize.
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Julien Hervouët, fondateur et PDG de la plateforme iAdvize.
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Le fondateur et PDG d'iAdvize, Julien Hervouët, en parle comme du Graal. « Notre vision, et notre rêve qui ont démarré en 2010 sont actuellement en train de se réaliser. Les capacités offertes par l'IA générative sont sans commune mesure pour améliorer l'expérience client. Le sujet est, à la fois, excitant et abyssal... », décrit-il. La plateforme conversationnelle iAdvize, spécialisée dans les chatbots, vidéos, live shopping, etc. qui ouvrira son programme Trusted Generative IA à l'ensemble de ses clients au cours du quatrième trimestre 2023, s'est empressée de se plonger dans les arcanes de l'IA générative, mise en lumière par le lancement, de ChatGPT par Open IA en novembre dernier. « A partir de là, les LLM (Large Language Model), ces modèles de langages comprenant un milliard de paramètres qui constituent le fondement de l'IA générative- ont été rendus accessibles au grand public. Ce qui a provoqué le tsunami auquel on a assisté ces derniers mois, qui rebat l'ensemble des cartes de la Tech », observe l'entrepreneur.
Si les capacités commerciales sont à l'époque jugées insuffisantes, l'idée est prise très au sérieux par iAdvize, qui tout affaire cessante, abandonne une série de programmes et de développements en cours pour se focaliser sur l'IA générative. « 50% des effectifs de notre équipe de R&D se sont exclusivement consacrés à ce sujet pendant six mois », indique Julien Hervouët. Au-delà des ressources humaines, l'investissement financier serait proche des 10 millions d'euros.
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En 2010, le rêve de Julien Hervouët, c'était de faire en sorte que les marques - l'e-commerce notamment- soient aussi facilement, rapidement et intuitivement accessibles que nos proches et nos amis. Notamment par « messaging ». Ainsi est née iAdvize, avec l'ambition de rendre les marques conversationnelles. « Depuis notre premier contrat avec la Fnac, on a démontré que le taux de transformation , avec la conversation, était dix fois supérieur au taux de transformation habituellement observé sur les sites e-commerces », rappelle le PDG d'iAdvize. En treize ans, l'entreprise nantaise (250 personnes aujourd'hui) a pris pied chez deux mille clients (FNAC, Cdiscount, Decathlon, Orange, Leroy Merlin, Vodaphone...) et s'est implantée à Paris, Boston (USA), Düsseldorf (Allemagne). Reste que les performances de la conversation butaient sur la fréquence des sollicitations, la disponibilité des conseillers... « L'amplitude conversationnelle des marques restait limitée par les capacités humaines », résume Julien Hervouët. Et si « l'industrie » de la conversation a toujours cherché les moyens d'automatiser ses process, « il faut bien admettre que jusque-là, l'automatisation restait relativement décevantes », reconnaît-il. D'où les espoirs et perspectives ouverts par l'IA générative.
Frédéric Thual