Comment Google, Apple, Facebook et Amazon se sont défendus face au Congrès américain

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Le Pdg et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.
Le Pdg et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg. (Crédits : Reuters)
Soupçonnés d'abus de position dominante sur leurs marchés respectifs, les fondateurs et dirigeants de Google (Sundar Pichai), Apple (Tim Cook), Facebook (Mark Zuckerberg) et Amazon (Jeff Bezos) ont été interrogés pendant plus de cinq heures par quinze élus -républicains et démocrates- du Congrès américain. Voici les griefs qui leur ont été reprochés et leur défense.

Sur le gril, un peu cuisinés mais pas encore cuits. Pendant plus de cinq heures mercredi 29 juillet, les patrons de Google, Apple, Facebook et Amazon (les fameux Gafa) ont dû répondre à plus de 200 questions, posées par quinze membres du Congrès américain. L'objectif : confronter Sundar Pichai, Tim Cook, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos à des documents et témoignages concrets, fruits d'une enquête démarrée il y a treize mois par le sous-comité antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, la chambre basse du Congrès. L'objectif : déterminer si les quatre géants de la tech sont engagés dans des pratiques anticoncurrentielles et doivent ou non être sanctionnés en conséquence. Avec, en guise d'épée de Damoclès -qui paraît encore lointaine mais qui est de plus en plus évoquée par un nombre croissant d'élus de tous bords- un démantèlement de leurs activités. L'audience était historique, car c'est la première fois que les quatre dirigeants et fondateurs des Gafa étaient interrogés en même temps.

Lire aussi : Aux Etats-Unis, les autorités mettent les GAFA sur le gril

Ce que l'enquête antitrust leur reproche

Les quatre géants de la tech sont ciblés en raison de leur taille et de la domination écrasante dont ils bénéficient sur leurs marchés respectifs, à savoir l'accès à l'information (Google), le commerce en ligne (Amazon), l'écosystème technologique (Apple, Google) et les réseaux sociaux (Facebook).

Dans le détail, Google est soupçonné de favoriser ses propres produits et services en utilisant à son profit son moteur de recherche -qui concentre 88% du marché aux Etats-Unis et 91% en France-, ainsi que le système d'exploitation mobile Android -qui équipe 80% des smartphones dans le monde. David Cicilline, le président de la sous-commission, a clairement accusé Google de manipuler l'algorithme de son moteur de recherche pour favoriser le trafic sur les sites de Google, au détriment de ceux des concurrents, par...

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Commentaires
a écrit le 30/07/2020 à 14:08 :
Bof...Un procès bidon, histoire d'amadouer un peu la Commission Européenne ds son empressement à vouloir taxer les Gafa, la France en tête.
D'ailleurs, à mon humble avis, il serait préférable de les interroger séparément pour espérer mieux les intimider.
Car on ne scie pas la branche sur laquelle on est posé, d'autant qu'elle se fragilise sacrément ds le Nirvana économique US. Et on va pas cracher sur les profits et la croissance insolente de ces 4 mousquetaires US par les tps qui courent...
L'épée de Damoclès du dementelement brandie avt la crise par nbre d'élus, peut rester sagement ds son fourreau.
Réponse de le 31/07/2020 à 19:43 :
ça a eu lieu il y a plusieurs mois, Zuckerberg était "confronté" aux congressmen et women. Mais honnêtement il a eu la même performance et c'est de toute façon une parodie. Certains congressmen et women n'ont guère posé de question mais se sont répandus dans un réquisitoire entre le "mou" et le "crachat" sans véritablement faire avancer le schmilblick.

De l'autre côté, les quatre ont faits la bête, feint l'ignorance et l'innocence. Bref, encore du temps perdu pour rien... ou presque (je n'ai pas suivi les 5 heures de débat)
Réponse de le 01/08/2020 à 11:26 :
Exact
L'économie américaine s'écroulerait comme un château de cartes, si du jour au lendemain, l'optimisation fiscale disparaissait sur ce globe. Et le soft power US, se prendrait aussi une grande claque, parce que les multinationales américaines sont des centaines à ne pas payer l'impôts ou elles exercent !
Et coupant les négociations à l'OCDE, Trump tente de gagner du temps.
Et inviter les 4 GAFA ensemble, c'est un peu leur offrir une tribune pour se défendre solidairement et démontrer que sans elles l'économie US serait à la dérive, un épisode publicitaire en quelque sorte.

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