Comment Google, Apple, Facebook et Amazon se sont défendus face au Congrès américain
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Le Pdg et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.
Reuters
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Le Pdg et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.
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d'une enquête démarrée il y a treize mois par le sous-comité antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, la chambre basse du Congrès.
L'objectif : déterminer si les quatre géants de la tech sont engagés dans des pratiques anticoncurrentielles et doivent ou non être sanctionnés en conséquence. Avec, en guise d'épée de Damoclès -qui paraît encore lointaine mais qui est de plus en plus évoquée par un nombre croissant d'élus de tous bords- un démantèlement de leurs activités. L'audience était historique, car c'est la première fois que les quatre dirigeants et fondateurs des Gafa étaient interrogés en même temps.Les quatre géants de la tech sont ciblés en raison de leur taille et de la domination écrasante dont ils bénéficient sur leurs marchés respectifs, à savoir l'accès à l'information (Google), le commerce en ligne (Amazon), l'écosystème technologique (Apple, Google) et les réseaux sociaux (Facebook).
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Dans le détail, Google est soupçonné de favoriser ses propres produits et services en utilisant à son profit son moteur de recherche -qui concentre 88% du marché aux Etats-Unis et 91% en France-, ainsi que le système d'exploitation mobile Android -qui équipe 80% des smartphones dans le monde. David Cicilline, le président de la sous-commission, a clairement accusé Google de manipuler l'algorithme de son moteur de recherche pour favoriser le trafic sur les sites de Google, au détriment de ceux des concurrents, par exemple en donnant la priorité dans les résultats de recherche aux vidéos YouTube (détenu par Google) au détriment de celles de rivaux comme Facebook ou Dailymotion, même quand celles-ci comptent davantage de vues. Google a aussi été accusé d'organiser l'affaiblissement des concurrents, sur la base d'un mémo interne qui montre des employés réfléchissant aux moyens de détourner le trafic de sites concurrents. Du côté d'Android, la sous-commission a relevé le fait que le moteur de recherche de Google et certains de ses services sont installés nativement dans les smartphones.