Comment rendre le "streaming" moins dangereux pour la planète ?

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(Crédits : Reuters)
La dématérialisation des contenus est un désastre pour l'environnement. Les bonnes pratiques d'éco-conception et de réduction du gaspillage pourraient ne pas suffire.

Sur Internet, le streaming vidéo consomme près de 60 % de la bande passante mondiale, dont 15 % pour Netflix et 11 % pour YouTube, d'après une étude récente de Sandvine. Les Spotify, Apple Music et autres Deezer ont aussi fait basculer l'industrie musicale dans le streaming. Et même le jeu vidéo s'y met : après le français Blade, Google va se charger de démocratiser le cloud gaming, le jeu vidéo en ligne accessible sur n'importe quel support, avec sa plateforme Stadia révélée le mois dernier. La tendance est à la dématérialisation. Mais ce n'est pas mieux pour la planète.

Contrairement à celui des DVD et des CD, l'impact environnemental du streaming est invisible à l'oeil nu. Des écrans utilisés aux réseaux qui transportent les données, en passant par les data centers qui les stockent, la question du coût environnemental revient à chaque niveau de la chaîne du streaming. Aujourd'hui trop énergivore, il devra adopter des démarches d'optimisation et d'éco-conception tant au niveau des équipements que des couches logicielles. Sinon, la facture environnementale explosera sous l'augmentation de la demande et du poids grandissant des technologies.

Réduire le "gras numérique"

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a écrit le 04/05/2019 à 0:42 :
Voici d'excellentes et saines questions, que l'on a trop souvent oublié de se poser... au nom même du "zéro papier" et de la prétendue "dématérialisation" (en réalité si trompeuse, comme on le voit ici, tant les serveurs, les stockages et les réseaux sont tellement matériels...)
Il est donc temps et urgent de nous poser aujourd'hui ces vraies questions, d'y trouver les meilleures réponses et de les adopter au plus vite (si nous souhaitons que l'espèce humaine survive et engendre de nouvelles générations...)
a écrit le 02/05/2019 à 8:53 :
Bah on continue d'autoriser les perturbateurs endocriniens dans notre alimentation et notre quotidien alors que l'on sait qu'ils sont cancérigènes hein...

Mais comme d'habitude plutôt que de dénoncer la poutre que l'on a dans l'oeil on préfère montrer la paille dans l'oeil du voisin.

On y arrivera jamais.

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