Que faire contre la haine sur Internet ?

Insultes, agressions, racisme, antisémitisme, homophobie, diffamation, appels à la haine… En 2015, 27% des millions de commentaires postés sur les sites d’informations et sur leurs pages Facebook ont été retirés. Soit plus d’un sur quatre. Un chiffre en constante augmentation qui pose la question des efforts à réaliser pour lutter contre la cyberviolence, à la fois à l’école et en entreprise.
Sylvain Rolland

6 mn

L'association Respect Zone propose de transformer automatiquement chaque insulte en emoji, mais peine à convaincre les entreprises.
L'association Respect Zone propose de transformer automatiquement chaque insulte en "emoji", mais peine à convaincre les entreprises. (Crédits : JWT)

200.456 insultes en un jour, soit plus de deux mots d'oiseaux par seconde. C'est le résultat d'une étude inédite, baptisée "24 heures de haine sur Internet" et réalisée par l'agence d'analyse du web Kantar Media du vendredi 22 janvier à 18h au samedi 23 janvier à la même heure. Un jour comme les autres sur la Toile. Et un chiffre qui en dit long sur l'étalage de haine qui se déverse en permanence sur Internet.

Et encore, c'est certainement bien pire en réalité. Car l'étude s'est concentrée seulement sur les commentaires publics, postés sur les sites, blogs, forums et réseaux sociaux les plus populaires, laissant de côté les commentaires privés et de nombreux autres sites.

De plus, les insultes racistes ou antisémites, qui représentent une grande part des propos injurieux, n'ont pas été pris en compte par l'agence, qui s'est limitée à une liste de 200 mots. Et pour cause : les termes "juif", "musulman" et "arabe" ne sont évidemment pas des insultes. En revanche, ils sont bien présents dans une multitude de commentaires haineux...

Recrudescence des propos racistes et des appels à la haine

"Alors qu'on pourrait penser que l'année 2015 difficile que nous avons vécus avec les attentats de janvier et de novembre aurait ressoudé les Français, c'est le contraire que l'on observe", pointe Philippe Coen, le président fondateur de l'association Respect Zone, qui lutte contre les cyberviolences.

Effectivement, le nombre de commentaires supprimés par les agences de modération ne cessent de progresser. Selon l'agence Netino, qui a pignon sur rue dans cette activité, 27% des millions de commentaires postés sur les sites d'informations et sur leurs pages Facebook ont été retirés en 2015. Soit, tout de même, plus d'un message sur quatre.

Dans le détail, les insultes représentent 22% des commentaires supprimés, suivi par les commentaires agressifs (20%), les propos racistes (19%), diffamants (15%) et les appels à la haine et à la violence (15%). Enfin, les spams, publicités, propos pornographiques ou irrespectueux envers une victime représentent 7% des retraits.

Seule consolation, les commentaires de nature homophobes sont en baisse par rapport à 2014, à 2% du total des commentaires. Il faut dire qu'ils avaient explosé cette année-là, à la suite de l'adoption du mariage du tous. Ces chiffres mettent en relief les crispations de la société française. Ainsi, les propos racistes et les appels à la haine progressent par rapport à l'an dernier.

Agir dès l'école pour changer le comportement des adultes

Face à ce constat alarmant, quelles réponses apporter ? "L'éducation est la clé pour changer les comportements sur Internet, et à terme, les comportements dans l'espace public", affirme Pascale Garreau, la responsable du programme Internet sans crainte de la Commission européenne.

Contrairement aux idées reçues, ce travail de fond doit être réalisé dans toutes les couches de la société, de l'école à l'entreprise, estime-t-elle. Du côté de l'école, le Comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté, qui dépend du ministère de l'Education nationale, coordonne de nombreux projets et actions de sensibilisation. Des guides d'information pour aider les encadrants existent, et de nombreuses associations, comme le réseau Canopé, E-Enfance ou encore l'Observatoire international de la violence à l'école, mènent des actions de sensibilisation et d'aide aux victimes dans les collèges et lycées.

Mais le problème de fond perdure. En 2013, 40% des jeunes ont admis avoir été victimes d'une agression en ligne. Tout aussi préoccupant, 48% des harcelés sont aussi des harceleurs... et un tiers des victimes refusent d'en parler, selon une étude menée par l'Education nationale. Une preuve, selon la psychanalyste Sylvie Angel, d'un véritable travail à réaliser sur le sens des mots:

"Le harcèlement par les mots, qui se décline sur Internet, est banalisé. Beaucoup de jeunes ne le prennent pas au sérieux car ils ne mesurent pas le poids des mots. La plupart des harceleurs disent qu'ils agissent "pour rire", explique-t-elle.

Les entreprises peu sensibilisées

Ces comportements se retrouvent aussi dans le reste de la société, chez les adultes. D'où la nécessité de les "éduquer" par le biais de l'entreprise. Car les sites fréquentés par des adultes, comme lemonde.fr, où les commentaires ne sont accessibles qu'aux abonnés, sont autant touchés par les propos haineux que les réseaux sociaux pour ados. Jérémie Mani, le directeur de Netino, en a lui-même fait l'expérience. En début d'année, il a reçu des menaces de mort. Il s'avère qu'elles provenaient d'un retraité vivant dans le Sud de la France. Sa justification ? "C'était pour rire"...

L'association Respect Zone, qui se revendique "indépendante, apolitique, désintéressée et non-religieuse", a donc décidé de s'attaquer au problème par les deux bouts. Elle propose aux écoles et aux entreprises de s'engager contre les cyberviolences via un label et une charte. Son pari ? "Sensibiliser et informer les élèves comme les employés permettra de diminuer les actes sur le long terme", affirme Philippe Coen.

Pourquoi pas. Pour l'heure, les résultats sont mitigés. Six établissements scolaires ont adhéré, mais l'association patine encore avec les entreprises. "Il nous faudrait convaincre les associations professionnelles de s'intéresser à ce sujet, de manière à ce qu'elles puissent inciter leurs membres à faire de même", explique-t-il. Et ainsi toucher une large part de la population aux conséquences des cyberviolences.

Remplacer les insultes par des emoji

Respect Zone aura peut-être davantage de succès avec sa deuxième initiative, l'action "Licornes vs Haters". Il s'agit d'inciter les fournisseurs de services sur Internet, comme les réseaux sociaux, forums, blogs et médias destinés aux adolescents, de remplacer chaque insulte par des émoji "kawaï" : des licornes, petits cœurs, arcs-en-ciel et autres symboles très prisés par les jeunes.

En plus de bloquer les cyberviolences en transformant une insulte raciste ou homophobe en un mignon défilé de personnages enfantins, ce système permet de ridiculiser les agresseurs, ce qui les oblige à s'auto-modérer. "C'est une façon virale et décalée de sensibiliser tous les adolescents et de les dissuader de commettre de telles offenses", indique l'agence de communication JWT, qui promeut le projet.

Pour l'heure, les grands services prisés par les ados comme Snapchat, Facebook ou le forum rencontres-ado, ne se sont pas montrés intéressés. "Ce serait pourtant très facile à mettre en oeuvre techniquement, surtout pour une opération coup de poing d'une semaine ou d'un mois, mais ces acteurs sont difficiles à convaincre, en partie car des sites comme Facebook ont déjà leur propre politique vis-à-vis des propos injurieux", indique l'agence.

D'autres n'y ont aussi pas intérêt, la liberté des propos tenus, y compris leur excès, leur assurant une audience qui sait qu'elle pourra "se lâcher".

Sylvain Rolland

6 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 47
à écrit le 12/02/2016 à 15:21
Signaler
Une solution serait d'obliger tous les sites Internet qui ouvrent un forum à faire une modération stricte, sur la base d'une charte de déontologie. De nombreux sites procèdent déjà ainsi. Seul le législateur peut rendre une telle disposition obligato...

à écrit le 08/02/2016 à 9:18
Signaler
Au lieu de stigmatiser les utilisateurs des réseaux sociaux qui, naturellement de différentes manières expriment leurs pensées, même si c'est le cerveau reptilien qui s'exprime, de vouloir faire de nos écoles des centres de rééducation digne des régi...

à écrit le 07/02/2016 à 21:11
Signaler
Tous les sites ont des moderations car leur responsabilité penale peut etre engagée si ils laissent passer des propos contraire à la loi et donc aussi à leur charte qui en reprend les themes.Cet article parle des propos haineux supprimés avant de par...

à écrit le 07/02/2016 à 20:00
Signaler
Qu'est-ce que cela peut bien faire que des gens se lâchent, tellement peu de personnes les lisent, et puis cela leur fait du bien dans cette société corseté de respectabilité politique puritaine et verbeuse. D'abord l'insulte salit celui qui la prono...

à écrit le 07/02/2016 à 18:18
Signaler
Ce qui est en jeux est la liberté. Une manifestation de l'extrême droite à Calais, pas de dégâts, 5 interpellations avec comparution immédiate. Une manifestation à Rennes de gauchiste, des centaines de milliers € de dégâts, combien d'interpellation ...

le 08/02/2016 à 4:29
Signaler
Waoo Excellent ! Bravo ! 100%

à écrit le 07/02/2016 à 18:07
Signaler
Je vais me faire l avocat du diable. Mais la haine est une forme d expression...la museler serait une atteinte a cette liberté ...nous refusons de voir ce que la société a produit. On le cache derrière le politiquement correct. La vérité c est qu une...

le 07/02/2016 à 20:56
Signaler
Vous avez tort ! Même pour cet avocat, en France l’incitation à haine, à la discrimination ou à la violence est interdite par la Loi sur la liberté de la presse, article 24….. les propos haineux ne sont pas des opinions mais des agressions ce sont do...

à écrit le 07/02/2016 à 11:30
Signaler
J'ai observé en l'espace de 4 ou 5 ans un glissement de la dérision vers le dénigrement ( le fameux bashing ) pour en arriver aujourd'hui à des propos de plus en plus haineux ... Comment stopper le phénomène ? peut être en imposant d'afficher le nom...

le 07/02/2016 à 13:15
Signaler
"une société qui bloque l'accès aux site porno" Et pour les bloquer, il faut les voir... Sachant que certains, franchement, ça finit par devenir limite horrible. Quel courage. Sinon, pour votre info, la moitié des pc sur terre contient un peu voire b...

le 07/02/2016 à 15:10
Signaler
L’environnement de travail s’est en effet dégradé suite à l’invasion d’une pornographie plus violente et humiliante, dont la diffusion est facilitée par les nouvelles technologies omniprésentes dans les entreprises. Celles qui bénéficient d’un rése...

à écrit le 06/02/2016 à 22:59
Signaler
La réponse est con-tenue dans la question : suffit de ne plus aller sur internhet... Vous l'avez voulu, vous l'avez. Faut pas se plaindre. Sauf vouloir les avantages SANS les inconvénients. Comme tout idiot.

le 07/02/2016 à 10:47
Signaler
EXAT? MAIS LA LIBERTE DE PENSE ET DE S EXPRIME NE S USSE QUE SI L ON S EN SERT. ET LA DEMOCRATIE DOIT ETRE REPECTE DANS LA TOLERANCE ET SANS H A I N E? LA HAINE ET TOUJOURS MAUVAISE CONSEILLIERE???

le 07/02/2016 à 13:02
Signaler
Se débrancher d’Internet ne constitue certainement pas une option. Ce serait comme cesser de marcher dans la rue parce qu’on pourrait y être harcelée. Pourquoi l’outil internet devrait être abandonné aux voyous Il faudra que, là comme ailleurs, les p...

à écrit le 06/02/2016 à 21:12
Signaler
Il y a de la déchéance de nationalité dans l'air...

à écrit le 06/02/2016 à 17:38
Signaler
Interdire les partis d'extrême droite.

le 06/02/2016 à 23:01
Signaler
Et aussi ceux de la droite extrême ( PS et UMP )

le 07/02/2016 à 10:22
Signaler
Non, la haine vient de partis prônant le rejet de l'autre, affirmant que si nous avons des problèmes c'est forcément telle ou telle catégorie de la population qui en est la cause ce que jamais la vérité ne valide au final. Attention ce n'est pas ...

le 08/02/2016 à 23:13
Signaler
la haine ne vient pas des partis : elle vient de ce que nous voyons : les fonctionnaires qui détruisent les entreprises et en particulier les douanes. Les migrants qui détruisent tout à Calais etc...

à écrit le 06/02/2016 à 16:55
Signaler
Ce gouvernement de gauche veut castrer la France et ça dure depuis 40 ans.

le 07/02/2016 à 11:35
Signaler
La gauche au pouvoir depuis 40 ans ? comment donc : 2016-40 = 1976 Giscard , puis cohabitation chirac mitterand, et en suivant balladur mitterand chirac juppé et chirac jospin , et de 2002 à 2012 chirac et sarko !!!

le 07/02/2016 à 19:39
Signaler
Peut être que Markus estime que l'extrême droite n'est pas extrême mais de droite et que tout ce qui est à la gauche du FN est de gauche (le fameux umps est une façon de le dire). C'est une réthorique classique que l'extrême droite utilise, en se fai...

à écrit le 06/02/2016 à 16:01
Signaler
Vous auriez aussi pu citer l’ensemble de la misogynie globalement répandue sur l’espace Internet, et trop tolérée Or le sexisme en ligne n’a rien de virtuel : le harcèlement subi par des personnalités connues , le racolage des mineures par les pédo-c...

à écrit le 06/02/2016 à 15:55
Signaler
Surtout pas de censure même au nom de la bienpensance journalistico-politique

le 07/02/2016 à 12:19
Signaler
Quel complot ?? l’incitation à haine, à la discrimination ou à la violence est interdite par la Loi sur la liberté de la presse, article 24

à écrit le 06/02/2016 à 15:01
Signaler
Surtout ne pas y répondre.

le 06/02/2016 à 17:48
Signaler
C'est loin d'être le cas, bien au contraire. Sur les forums par exemple, ce sont les troils qui ont le plus de réponses.

à écrit le 06/02/2016 à 15:00
Signaler
"Alors qu'on pourrait penser que l'année 2015 difficile que nous avons vécus avec les attentats de janvier et de novembre aurait ressoudé les Français, c'est le contraire que l'on observe", pointe Philippe Coen," Nos pauvres Zelites a force de voul...

à écrit le 06/02/2016 à 14:35
Signaler
Internet sert de défouloir il reste sans doute préférable pour les gouvernements à des manifestations de rue et il est plus facilement contrôlable par la censure par la rumeur.... Seul devant son petit écran on écrit .....

à écrit le 06/02/2016 à 14:34
Signaler
Que faire ? D'abord et avant tout réfléchir et décider de ce qu'on veut que soit notre existence ; avec des valeurs qualitatives ou morales, de civilisation ou des valeurs quantitatives anonymes et libertaires uniformément dans la jungle planétaire...

à écrit le 06/02/2016 à 14:04
Signaler
Il y a beaucoup à faire. A côté des propos clairement racistes, il y a tous les sous-entendus. A les traduire, le fait de ne pas pouvoir dire : il faut tous les tuer, est une atteinte indéniable à la liberté d'expression et le fait de ne pas pouvoir ...

à écrit le 06/02/2016 à 12:25
Signaler
Je suis pro francais !!!! Et si je vais dans les pays arabe il y a un vrai racisme anti francais que vous ne comdanerez jamais

à écrit le 06/02/2016 à 12:00
Signaler
De toute façon, il faut surtout éviter toute forme de censure. La liberté d'internet fait sa force. Regardons la Chine qui filtre l'information. Surtout qui censure, que censure-t-on en fonction de quel critère? La liberté vaut quelques sacrifices ...

le 07/02/2016 à 11:41
Signaler
"éviter toute forme de censure" sauf qu'il faut bien établir des codes avec à la clef des sanctions pour non respect .....c'est ce que fait la société depuis ces siècles avec par exemple le code civil ou le code pénal .

le 07/02/2016 à 13:59
Signaler
Vous avez parfaitement raison, nous sommes un État de droit. En réalité, tout dépend ou on met le curseur. Respecter les libertés individuelles tout en étant vigilant vis à vis de propos remettant en cause notre démocratie.

à écrit le 06/02/2016 à 11:25
Signaler
Si vous ne comprenez pas l immense ras le bol de la population alors vous ne comprenez rien !!@!

le 07/02/2016 à 19:43
Signaler
Le ras le bol n'est pas une excuse pour être haineux sur internet. Il y a d'autres moyens de canaliser sa colère ou son ras le bol, plus utile à la société. Coluche a monté les restos du cœur par exemple suite à son ras le bol de voir l'Etat ne pas a...

le 07/02/2016 à 20:10
Signaler
Et vous faites comment pour montrer votre ras le bol de l immigration, des impots, des fonctionnaires qui detruisent tout ????

le 08/02/2016 à 19:18
Signaler
Je le dis sans haine, en argumentant et en écoutant les arguments des autres pour alimenter la réflexion. La haine sur internet arrive, je pense, quand les personnes ne sont pas d'accord avec les autres mais n'ont pas d'arguments a opposer, seulement...

à écrit le 06/02/2016 à 11:15
Signaler
et si tout simplement on disait la vérité aux français plutôt qu'en inventer une qui ne colle pas à ce qu'ils constatent et ce qu'ils vivent tous les jours -

à écrit le 06/02/2016 à 11:07
Signaler
Il n'y a qu'une solution: Fermer Internet. Le bilan d'Internet est d'ailleurs plus que mitigé si on compare les avantages et inconvénients de ce moyen de communication. Internet crée de la confusion par surabondance d'informations. Internet crée du ...

le 06/02/2016 à 15:07
Signaler
Internet n'est que le reflet de l’Humanité...il faut donc aussi mettre un terme a l’humanité.. ce qu'elle va faire d'ici peu a ce train la

le 06/02/2016 à 23:12
Signaler
Internet, c'est comme les poubelles, faut faire du tri sélectif, très sélectif. Moyennant quoi, avec le discernement nécessaire, ça rend service.

à écrit le 06/02/2016 à 9:57
Signaler
d'où l'importance des modérateurs ,aujourd'hui la parole est relativement libre et facile à diffuser, les sîtes doivent s'adapter

le 07/02/2016 à 9:40
Signaler
@fred plomb On en prend effectivement le chemin.

à écrit le 06/02/2016 à 8:39
Signaler
SUR LA HAINE SUR INTERNET IL FAUT AUSSI QUE CERTAIN JOURNALISTES SOIT MOINS ORIENTE POUR QUE LE JEUX DE LA VIOLENCE VERBALE CESSE? QUAND UN SUJET DURE UNE SEMAINE ET PLUS CELA ENTRAINE DES CONSECANCES COMME DE LA HAINE ET VIOLENCE VERBALE??? MAIS TOU...

à écrit le 06/02/2016 à 8:31
Signaler
NOEL MAMERE A MOUCHE LE GOUVERNEMENT QUI S ENTETE SUR UNE ENORME BETISSE? LE PREMIER MINISTRE A TELLEMENT ETAIS SURPRIS QU IL NA PAS SU QUOI REPONDRE???

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.