L’université de Caen, future pépinière de hackers éthiques
Nathalie Jourdan
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Face à la montée de la menace, l'université veut faire émerger "un campus de la cybersécurité"
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Face à la montée de la menace, l'université veut faire émerger "un campus de la cybersécurité"
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Le geek à capuche a beau être devenu un héros récurrent des séries venues d'outre-Atlantique, force est de constater que la jeune génération, pourtant biberonnée au numérique, montre peu d'intérêt pour les métiers de la cybersécurité. Méconnaissance des cursus, idées préconçues ou manque de formations adhoc... Comme souvent, les causes sont plurielles, mais le résultat est là. Au moins 15.000 experts manquent à l'appel en France, selon une étude de Wavestone parue en mars 2022. Dans ces conditions, la promesse de l'Elysée de doubler le nombre d'emplois dans la filière à horizon 2025 (de 37.000 à 75.000) risque d'être difficile à tenir.
Est-ce parce que quatre grandes institutions normandes ont été victimes de cybercriminels au cours des derniers mois ? Toujours est-il que l'appel pressant du chef de l'Etat a été entendu à l'université de Caen. Lauréate du volet « compétences et métiers d'avenir » du plan France 2030, elle entend bien apporter son tribut à la cause.
Nom de code de son projet : Cyrce - à prononcer comme celui de la magicienne de la mythologie grecque. Ambition affichée : former « au moins » 250 spécialistes de la cybersécurité par an au cours des cinq prochaines années. Le tout dans un large spectre de métiers : cryptologues, administrateurs systèmes et réseaux, responsables de maintenance logicielle et matérielle, délégués à la protection des données... Un choix qui ne relève en rien du hasard, explique Lamri Adoui, président de l'université.
Nathalie Jourdan
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