Le cofondateur de WhatsApp quitte Facebook

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L'application de messagerie WhatsApp se retrouve privée de ses deux co-fondateurs. Après le départ de Brian Acton l'année dernière, c'est au tour de Jan Koum de claquer la porte. Ce dernier a annoncé lundi qu'il quittait Facebook, qui avait mis la main sur WhatsApp il y a quatre ans pour 22 milliards de dollars.
Lors de son départ il y a un an, son comparse Brian Acton avait annoncé quitter Facebook pour lancer une organisation à but non lucratif pour "promouvoir la technologie".
Créée en 2009, WhatsApp s'est forgée la réputation d'une application respectueuse de la vie privée en ligne. Elle a débuté le chiffrement des conversations de ses utilisateurs en 2013, avant de déployer le chiffrement complet en avril 2016. "Quand vous envoyez un message, la seule personne qui peut le lire est la personne ou le groupe à qui vous l'envoyez", annonçaient alors les co-fondateurs, Brian Acton et Jan Koum sur le blog de WhatsApp. Brian Acton aurait été l'un des plus fervents partisans de ce chantier, selon Recode.
L'image de l'application a été ternie en août 2017. En cause : le changement de la charte d'utilisation de WhatsApp, permettant à son propriétaire Facebook de récupérer les données des utilisateurs. Ce qui a valu au réseau social une amende de 110 millions de la part de la Commission européenne pour "renseignements dénaturés". En effet, Facebook avait assuré lors du rachat de WhatsApp ne pas vouloir récupérer les données de ce nouveau service.
Concernant le départ de Jan Koum, des médias américains ont affirmé qu'un désaccord avec Facebook au sujet de la confidentialité des données des utilisateurs pourrait également avoir été un facteur dans la décision de Jan Koum de quitter son poste de dirigeant et son siège au conseil d'administration du principal réseau social en ligne.
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En effet, Facebook est dans la tourmente depuis fin mars avec le scandale Cambridge analytica. Le plus grand réseau social au monde est accusé de laxisme pour avoir permis à Cambridge Analytica, cabinet d'analyse au service de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016, de capter les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook.
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(avec agences)
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