Le Grand Barouf : parce qu'il n'y a pas que le CES dans la vie... numérique

 |   |  570  mots
Lors de la deuxième édition, la CCI Grand Lille était transformée en assemblée parlementaire fictive.
Lors de la deuxième édition, la CCI Grand Lille était transformée en assemblée parlementaire fictive. (Crédits : Alexandre Traisnel - MEL)
Pour sa troisième édition du Grand Barouf numérique, l'événement reste fidèle à ces valeurs : bousculer, construire, expérimenter avec les "cyber-cityzens".

À quelques heures de la clôture du CES 2019, les participants sont fatigués au coeur de ce salon tentaculaire et même si le CES est encore la référence des usages 'grand public' des technologies qui envahissent tous les pans de nos vies numériques de plus en plus encombrées, il reste destiné aux "happy few" technophiles.

Pour Akim Oural, Adjoint au Maire de Lille et Conseiller de Lille Métropole à l'Économie numérique, "il fallait créer un événement disruptif qui a la vocation de permettre aux citoyens de s'exprimer sur la transformation numérique."

Réinventer "l'agora athénienne"

Loin du modèle des grands salons de la tech, le Grand Barouf numérique reste fidèle à des valeurs spécifiques : « bousculer », « construire », « expérimenter ». Organisée par la Métropole européenne de Lille avec l'accompagnement des collectifs OuiShare et POP (acteurs du territoire dans leur transition numérique), la 3e édition se tiendra les 20 et 21 mars 2019 à la Chambre de Commerce et d'Industrie Grand Lille. Pendant deux jours, citoyens, experts, élus, startuppers, étudiants seront réunis dans un même lieu pour partager le monde numérique d'aujourd'hui et de demain...

Depuis deux éditions, ce rassemblement crée un espace de débat afin d'imaginer collectivement la métropole de demain en bousculant les opinions, les idées et interroge la plus-value sociale du numérique. Agora ouverte, participative et prospective, tous les visiteurs sont invités à débattre et à réfléchir sur la manière dont le numérique peut être une force et une chance pour le territoire tout en appréhendant les risques des altérations.

Le Grand débat national en toile de fond

La co-construction citoyenne, maître-mot du Grand Barouf, fait pour cette 3e édition étonnamment écho au Grand débat national, une initiative inédite en France qui a pris forme officiellement mi-janvier. En réaction aux demandes émanant du mouvement « gilets jaunes », le gouvernement avait annoncé fin décembre que des conférences de citoyens tirés au sort devraient être organisées prochainement afin de dessiner les contours de ce grand débat.

"Il faut se poser la question de l'impact des organisations numériques sur la société et sur l'environnement. Ce sont des sujets qui seront abordés lors du Grand Barouf pour éviter toute forme de sentiment d'exclusion sociale", explique Akim Oural. "Lors des deux jours, certains géants du Net seront présents pour apporter un éclairage sur leurs modèles économiques souvent décriés face au modèle républicain inclusif."

L'idée d'assemblées citoyennes tirées au sort séduit de plus en plus d'acteurs politiques. Lors du Grand Barouf, les visiteurs seront plongés dans une assemblée parlementaire fictive, et, par mimétisme des institutions, les "participants-députés"assistent à des commissions et des débats animés par des intervenants pluridisplinaires pour trancher les propositions de textes de loi qui leur sont soumis.

Pour poursuivre l'action toute au long de l'année, "la constitution d'une communauté d'innovation permette entre chaque Grand Barouf de poursuivre la mission d'acculturation au numérique", complète l'élu en charge du numérique.

"Nous avons créé des centres sociaux connectés animé par l'équipe de POP pour réfléchir et comprendre les besoins des citoyens au quotidien."

____

Plus d'informations sur www.legrandbarouf.fr

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :