Le passage éclair de Didi à Wall Street marque-t-il la fin d'une ère pour les entreprises chinoises ?
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Une étoile filante. Vendredi 3 décembre, Didi Chuxing, le concurrent chinois d'Uber, s'est retiré de la Bourse de Wall Street, à peine 5 mois après son introduction. Bien qu'elle ait réalisé la seconde plus grosse entrée d'une entreprise chinoise à Wall Street depuis Alibaba en 2014, Didi n'a jamais eu les conditions pour exploiter son potentiel. Attendu à une valorisation de plus 70 milliards de dollars par la majorité des investisseurs, et même à plus de 100 milliards de dollars par Bloomberg, le géant des VTC avait clôturé sa journée d'introduction à 67,5 milliards de dollars de valorisation. A peine quatre jours plus tard, le régulateur chinois torpillait son cours, avec l'ouverture d'une enquête sur de potentiels risques dans sa gestion des données, accompagné d'un retrait des magasins d'application chinois.
Depuis ce premier obstable, l'action de Didi n'a cessé de chuter par à-coup, la faute aux politiques protectionnistes américaines et chinoises plus qu'à ses résultats financiers par ailleurs bons, l'entreprise étant rentable, en pleine croissance et solide numéro 2 mondial de son secteur. Au bout de sa dégringolade, ce vendredi, l'action Didi avait perdu -63% par rapport à sa valeur initiale.
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Le parcours de l'entreprise chinoise, qui va se tourner désormais vers la place de Hong Kong, semble ouvrir le séquence de fin du rapprochement entre les entreprises chinoises et les investisseurs américains de 2014 à aujourd'hui. Vendredi, le cours à Wall Street des géants chinois du e-commerce Alibaba, JD.com et Pinduoduo a chuté de respectivement 8,2%, 7,2% et 10,9% en réaction à la sortie de Didi. Mais le mal est plus profond : le cours d'Alibaba, symbole des méga-introduction chinoises, a perdu plus de 29% sur l'année, son niveau le plus bas depuis quasiment 5 ans. L'AFP souligne qu'elle pourrait être la prochaine à quitter Wall Street, alors qu'elle est déjà cotée à Hong-Kong. .
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