"Robin des Bois" monte le premier les marches du festival de Cannes

 |   |  395  mots
(Crédits : Reuters)
L'efficace "Robin des bois" de Ridley Scott ouvre mercredi soir le bal du 63ème Festival de Cannes.

Un héros de légende, interprété par une star, sous la direction d?un grand metteur en scène habitué à exploser les chiffres du box office. Le "Robin des bois" campé par Russel Crowe et réalisé par Ridley Scott remplit à merveille le cahier des charges du film d?ouverture du Festival de Cannes. D?autant que le cinéaste, aidé du scénariste Brian Helgeland ("L. A. Confidential" de Curtis Hanson, "Mystic River" de Clint Eastwood), a eu la bonne idée de s?éloigner de la légende du hors-la-loi pour raconter les évènements ayant conduit ce dernier à entrer en clandestinité dans les bois.

Nous voici donc en Normandie où le Roi Richard C?ur de Lion, de retour de sa troisième et ruineuse croisade, trouve la mort. Il revient à l?archer Robin Longstride (Russell Crowe) de ramener sa couronne au pays. Mais pour cela, il doit se faire passer pour un aristocrate de Nottingham dont il a recueilli le dernier souffle et auquel il a promis de ramener l?épée à son père une fois sa mission accomplie. Ce qu?il ne manque pas de faire. Mais pendant ce temps, un "ami" du nouveau roi britannique, véritable tête à claque, complote avec le souverain français pour le faire destituer.

Ridley Scott réussit avec "Robin des Bois" un divertissement particulièrement efficace, auquel il donne une belle ampleur à coup de plans larges ou de vues aériennes. De quoi retrouver parfois le souffle des films épiques de David Lean. Ne manque d?ailleurs aucun des ingrédients du genre. Ni les scènes de bataille vertigineuses, ni l?histoire d?amour entre Robin des Bois et Lady Marianne (Cate Blanchette, parfaite).

A y regarder de plus près, on retrouve dans ce film plusieurs des grands succès de Ridley Scott. L?arrivée de la flotte française sur la côte anglaise rappelle "1492 : Christophe Colomb". Les scènes de bataille et le retour des croisades renvoient à " Kingdom of Heaven". L?indépendance de Lady Marianne ravive l?esprit de "Thelma & Louise". Russell Crowe (excellent de sobriété) enfile l?armure de chevalier avec la même aisance que celle de "Gladiator". Et là encore, ça fonctionne très bien. Un avant-goût de ce que nous réserve le festival ? A suivre?
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :