Microsoft s'offre Linkedin pour 26 milliards de dollars

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(Crédits : © Robert Galbraith / Reuters)
Le géant américain Microsoft a annoncé lundi qu'il rachetait le réseau professionnel LinkedIn en offrant 196$ par action pour un montant total de 26,2 milliards de dollars.

Microsoft a décidé de s'offrir LinkedIn et ses 433 millions de membres. Lundi, le géant américain a annoncé dans un communiqué qu'il allait acquérir le réseau social professionnel pour la somme totale de 26,2 milliards de dollars (23,2 milliards d'euros), l'une des plus grosses acquisitions du secteur des nouvelles technologies, et la plus grosse acquisition de l'histoire de Microsoft.

Dans le même document, Microsoft précise que "LinkedIn conservera sa marque, sa culture, et son indépendance", et assure que le Pdg actuel, Jeiff Weiner, ne sera pas débarqué. Dans le détail, Microsoft va payer 196 dollars par action, en ayant recours à l'endettement pour financer l'opération. LinkedIn a donc accepté une offre bien plus basse que son niveau historique de 2015 - à 270 dollars par action - avant de s'effondrer en février dernier (-43% en une seule séance) après l'annonce de prévisions jugées décevantes.

A l'ouverture de la Bourse de New-York, l'action LinkedIn s'envolait de 47,81% (193,75 dollars) tandis que Microsoft lâchait 4,12%. Le rachat doit encore être validé par différentes autorités de la concurrence (Etats-Unis, Union Européenne, Canada, Brésil) et devrait être effectif d'ici la fin de l'année.

Aller concurrencer Facebook

En 2013, Microsoft avait racheté le fabricant de téléphones Nokia pour venir concurrence Apple et Google sur le marché des smartphones. Mais deux ans plus tard, face à des lourdes pertes, l'opération tourne au fiasco et Microsoft finit par mettre fin à ses relations avec le finlandais.

Lire aussi : Microsoft va arrêter de fabriquer des smartphones

L'acquisition de LinkedIn va permettre à Microsoft de venir concurrencer Facebook et de se diversifier. Le groupe historique de systèmes opérationnels (OS) se tourne de plus en plus vers la réalité augmentée et l'informatique dématérialisée.

(Avec AFP et Reuters)

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a écrit le 14/06/2016 à 11:59 :
Acheter les fleurons pour ne pas que d'autres achètent et les concurrencent; les grands de la IT sont autant dans cette obligation que dans celle de d'acquérir une croissance même provisoire pour maintenir leur haut niveau de valorisation qui, sinon, s'effondre. Rien n'est créé mais tout est transformé, ainsi Apple a ruiné les anciens géants comme HP ou IBM et bien d'autres mais aussi des sociétés techniques, de publicité, de services, c'est cette transversalité qui fait sa valeur en lui donnant l'avantage de survie à moyen terme. Quelque soit la porte d'entré : les logiciels pour Microsoft, les livres pour Amazon, les devices pour Apple, la laison téléphonique pour Verizon, le but est d'empiler les transformations pour rester dans la course tout en contrôlant ses adversaire et en éliminant ceux qui peuvent l'être. Le but final, même s'il n'est pas avoué pour l'instant, est d'imiter Amazon, forcément puisqu'il suffit qu'un le fasse pour que les autres soient obligés de le suivre. Les acteurs poussent alors de préférence ce qui leur semble le plus proche avant d'étendre leur action. Microsoft a compris que les devices n'auraient à l'avenir que des perspectives de décroissances et s'en est écarté faute d'avoir su s'installer à temps sur ce segment, mais l'on peut y voire aussi un certain partage intelligent du marché. C'est tout naturellement que les achats sur les segments connexes de plus en plus gros se multiplient et que les cibles se réduisent. Les strates intermédiaires, les revendeurs comme Ingram et ses plus de 40 milliards de chiffre sont laissés aux chinois à bon compte, qui comptent en faire de formidables chevaux de Troie. D'autres, preque tous en faillite, attendent leur tour : Tech Data, Avnet, Arrow, Best Buy, Office Depot, Stapple. Les petits acteurs de la IT comme Symantec, Motorola ou NCR multiplient les acquisitions pour faire de plus beaux deals le jour de leur vente. Les acteurs plus gros sans être dans le peloton de tête comme Cisco ou Oracle s'inquiètent fortement d'être dépassés dans leurs métiers et tentent de résister. D'autres comme IBM, Yahoo, HP1 et HP2 ou Intel, les anciennes gloires, se résignent au déclin, sont pour certains en quasi faillite ou cherchent un deal favorable pour sortir en beauté. Enfin les opérateurs de téléphonie comme AT&T, Verizon, Comcast, ratissent activement le marché et cravachent pour prendre un profil IT ainsi que la valorisation qui va avec pour tentent de renverser la table en sortant de leur rôle anticipé de cibles. Mais ils ne sont pas seuls car à leur tour les acteurs du "health", pas directement IT, se donnent pourtant des ambitions de plus en plus marquées. c'est qu'ils disposent d'un contenu de poids et sentent que leurs métiers seront de toute manière eux aussi touchés. Les banques dont les très grandes Citi et Banque of America ou Goldman ou Morgan Stanley ou AIG sont en véritable situation de faillite, sont déjà dans l'oeil du cyclone. Décidément comme on le dit dans la série "Dowton Abbey", les temps changent, mais encore plus vite qu'autrefois.
a écrit le 14/06/2016 à 1:31 :
Apparemment certains investisseurs n'ont toujours pas compris que ces outils sont utilisés car gratuits. Le jour ou ils essaient de faire payer, l'utilisateur passe à la concurrence. Comme whatsapp, Telegram, Viber, & co.
Concernant linkedin, je vais m'empresser de simplifier mon compte pour que Microsoft ne me force pas à passer à la version payante (et oui, il va falloir qu'ils les rentabilisent leurs 25 milliards d'euros et avec 100 millions d'utilisateurs récents, ça fait 250 euros par utilisateur à récupérer pour qu'ils rentrent dans leur frais...)
allez hop je crée mon profil sous Viadeo.
a écrit le 13/06/2016 à 17:05 :
> systèmes opérationnels (OS)


Ouille. Ou pourquoi ne pas utiliser les traducteurs en ligne...
a écrit le 13/06/2016 à 16:47 :
Une excellente raison pour tous quitter définitivement cet aspirateur a gogos :-)
a écrit le 13/06/2016 à 15:53 :
Personnellement, j'ai le minimum d'informations sur LinkedIn, mais c'est encore trop. Ces "réseaux sociaux" vont finir par être pires que la Stasi. Alors attention aux retombées, même si vous pensez, comme les Allemands de l'Est à leur époque, que vos infos sont futiles et inexploitables !!! Et pour ceux qui seraient tentés de dire "si t'as rien à cacher", je signale que c'est une citation de Joseph Goebbels...et on connait la suite, n'est-ce pas :-)
a écrit le 13/06/2016 à 15:36 :
Je veux pas donner à microsoft mon réseau de contact mais même si je ferme mon compte linkedin à l'instant c'est déjà trop tard.

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