Après les entreprises technologiques de la Silicon Valley, la méditation a également séduit le grand public. À défaut de coach à domicile ou de cours collectifs, de nombreuses applis mobiles se sont développées et permettent de s'essayer à la pratique gratuitement... ou presque.
Profitant de cette soudaine vague d'intérêt, de startups spécialisées dans le yoga, la méditation et le bien-être se sont multipliées, dispensant des cours à domicile, des box ou des tutoriaux vidéo. Et il existe même désormais des "Airbnb de la retraite" spirituelle et autre "booking.com du bien-être". Nouveauté, la tendance s'exporte maintenant avec succès sur le mobile.
Approfondissement payant sur application
Du côté des applications, on peut compter dans les dernières en date la française Petit bambou, disponible depuis mi-janvier sur iOS et navigateur, qui propose des séries d'exercice à pratiquer en regardant des vidéos au format court. D'une dizaine de minutes, elles sont généralement précédées d'une introduction sous forme d'histoire brève, qui apprend à l'utilisateur à relativiser les aléas de la vie quotidienne. Les huit premières séances sont gratuites, un abonnement est ensuite proposé à l'utilisateur s'il veut poursuivre sa formation. Un modèle freemium qu'ont d'ailleurs adopté de nombreuses applications du genre.
Ainsi, les meilleures applications de méditation présentées en février par un journaliste spécialisé du New York Times, Kit Eaton, rentrent toutes dans cette catégorie. Certes, la présentation et les prix des séances supplémentaires - soit sous forme d'abonnement mensuel pour un prix allant de 2,5 à 5 euros (Calm et Headspace), ou par vente à l'unité, de 4 et 20 euros (Happier) - diffèrent, mais le contenu reste souvent le même. Une voix - masculine ou féminine - douce et apaisante invite lors de la première séance l'utilisateur à s'asseoir dans un coin au calme et à respirer lentement, tout en ressentant chaque partie de son corps. Les quelques séances gratuites qui suivent sont destinées à créer une habitude. De quoi motiver ensuite l'utilisateur à vouloir en découvrir davantage ?