En pleine crise, Airbnb préparerait son entrée en Bourse
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Dado Ruvic
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Airbnb s'apprêterait à faire le grand saut en Bourse. La plateforme de location de logements entre particuliers souhaiterait déposer sa demande d'entrée à Wall Street auprès de la SEC, gendarme de la Bourse américaine, au cours du mois d'août, selon un article du Wall Street Journal publié mardi. Mais l'incertitude plane sur le calendrier. Il n'y a aucune garantie que la cotation d'Airbnb puisse être réalisée d'ici la fin de l'année, tant les processus d'examens de la SEC sont incertains, selon le quotidien financier.
Dans un premier temps, la société californienne devrait réaliser une demande dite "confidentielle". Cette procédure, permise depuis 2012 par une loi américaine et élargie en 2017 aux grosses entreprises par la SEC, vise à favoriser les introductions en Bourse sans avoir à révéler publiquement des informations confidentielles dès le début du projet. Les banques Morgan Stanley et Goldman Sachs devraient piloter l'arrivée de la plateforme sur le marché des actions, toujours selon le Wall Street Journal.
Reste à savoir si les investisseurs seront au rendez-vous, alors que les finances de Airbnb sont touchées de plein fouet par la crise sanitaire et économique mondiale provoquée par le coronavirus. La licorne américaine - ces startups non cotées en Bourse et valorisées plus d'un milliard de dollars - a vu sa valorisation fondre drastiquement en l'espace de quelques mois. Encore valorisé 31 milliards de dollars au début de l'année, Airbnb serait désormais évalué à 18 milliards de dollars. Fin 2019, WeWork, avait également vu sa valorisation fondre comme neige. Le géant américain de location de bureaux a finalement abandonné son entrée en Bourse, tant ses lourdes pertes ont effrayé les investisseurs.
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En septembre dernier, Airbnb avait officialisé pour la première fois son intention d'être coté à Wall Street d'ici la fin de l'année. Mais le projet a été suspendu en raison de la pandémie du Covid-19. Le fleuron de la Silicon Valley a été touché de plein fouet par le coup d'arrêt porté au tourisme mondial, alors que plus de la moitié de la planète a été appelée à se confiner depuis le début de l'année. Or, son business model repose sur les commissions prélevées lors des réservations passées sur sa plateforme : 3% par réservation pour les loueurs, et entre 0% et 20% pour les voyageurs.