Actuellement, plus d'un milliard de personnes dans le monde est exposé chaque mois à au moins une publicité ciblée proposée par Facebook, même quand on navigue hors de son écosystème.
Avec sa dernière version d'iOS, système d'exploitation mobile pour iPhone et iPad, Apple veut limiter le traçage de ses utilisateurs à des fins publicitaires. Une décision critiquée par Facebook, qui en redoute les conséquences pour son écosystème d'annonceurs.
Nouvelle querelle entre Facebook et Apple. En cause : la firme à la pomme croquée a adopté de nouveaux standards sur ses appareils (iPhone, iPad, Apple TV) pour y limiter la publicité ciblée - machine à cash du géant des réseaux sociaux.
Apple teste auprès des développeurs la dernière mise à jour d'iOS, son système d'exploitation pour iPhone, iPad et Apple TV, depuis cette semaine. Cette nouvelle version, qui doit être déployée sur tous les appareils du groupe d'ici la fin de l'année, va contraindre les développeurs à exiger l'accord des utilisateurs pour la récolte et le partage de leurs données personnelles lorsqu'ils naviguent sur des applications ou sites Internet détenus par d'autres sociétés.
Or, ce sont ces précieuses informations qui permettent aux régies publicitaires - proposées par des géants américains comme Facebook, Google ou Amazon - de traquer précisément les usages des internautes. Le but : proposer aux annonceurs des espaces publicitaires personnalisés en fonction des récentes recherches de leurs clients potentiels. La publicité étant ciblée, elle est censée être davantage percutante pour les utilisateurs et justifier la gratuité du service, selon ces entreprises.
Les publicités ciblées, le cœur du business model de Facebook
Pour Facebook, proposer aux annonceurs des publicités ciblées est bien plus lucratif que des annonces génériques. Via son service "Audience Network", le groupe de Mark Zuckerberg permet aux annonceurs d'étendre leurs campagnes publicitaires réalisées sur Facebook et Instagram à d'autres applications de leur choix. En clair, le géant de la Silicon Valley fournit à ses annonceurs des outils permettant de suivre les internautes sur une foule d'applications tierces, quand bien même ils sont sortis de l'écosystème de Facebook (qui détient également Instagram, WhatsApp et Messenger).
Avec la dernière version d'iOS, cette possibilité va être drastiquement réduite. Le réseau social redoute que les utilisateurs d'appareils Apple n'acceptent plus d'être tracés, vu qu'ils en auront désormais la possibilité. C'est pourquoi le groupe envisage de ne plus proposer ses outils de suivi, ciblage et monétisation aux applis tierces sur iOS 14 car cela "n'a plus de sens", écrit-il dans une note de blog. En revanche, ses outils continueront de fonctionner sur Android, le système d'exploitation de Google, qui équipe environ 85% des smartphones sur le marché.
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