Résultats financiers : Microsoft et Google ne se laissent pas abattre par la crise
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ANDREW KELLY
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ANDREW KELLY
La crise est une notion très relative pour les géants de la tech. Certes, ils licencient pour la première fois en vingt ans, mais ils restent des machines à cash aux multiples ressources. Les résultats financiers du premier trimestre 2023 de Google et de Microsoft l'ont encore prouvé le 25 avril. Les deux géants californiens, qui s'affrontent frontalement dans la recherche en ligne, le cloud ou encore l'intelligence artificielle, ont tous deux déjoué pour le meilleur les pronostics des analystes.
Comme de coutume, Microsoft a vu ses revenus dopés par son activité cloud, qui pèse désormais à elle seule plus de la moitié de son chiffre d'affaires. Pour la période allant de janvier à mars, qui correspond au troisième trimestre comptable de la société, Microsoft a enregistré 52,8 milliards de dollars de revenus, soit une hausse de 7% sur un an, largement au-dessus des attentes du marché. Microsoft Azure, sa division cloud, est numéro deux mondial avec 21% de parts de marché, derrière Amazon Web Services (34%), mais largement devant Google Cloud (10%).
Ce relais de croissance est le bienvenu : les ventes de licences Windows aux fabricants d'ordinateurs ont dégringolé de 28% ce trimestre, et les revenus tirés de la vente de ses propres appareils électroniques (tablettes, ordinateurs, consoles) ont chuté de 30%.
À lire également
Heureusement, il y a ChatGPT. Grâce à l'essor spectaculaire de l'intelligence artificielle générative, les revenus provenant du cloud - qui s'appuie sur des serveurs délocalisés, mais aussi beaucoup sur l'intelligence artificielle - ont bondi de 22% sur un an à 28,5 milliards de dollars, soit le même rythme de croissance qu'au trimestre précédent, alors que le marché craignait un ralentissement. Microsoft a clairement pris l'ascendant parmi les géants technologiques depuis le lancement en novembre dernier de l'interface d'intelligence artificielle générative d'OpenAI, dans lequel il a investi massivement et qui est capable de créer des contenus sur demande en langage courant.