« J'ai mis mon gilet pare-balle » : les maires en première ligne sur la fin du réseau cuivre
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Un technicien enlevant des lignes du réseau cuivre.
AC pour La Tribune
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Un technicien enlevant des lignes du réseau cuivre.
AC pour La Tribune
Ce jour-là, Bernard Gauducheau, le maire de Vanves, a retenu sa respiration. Le 31 mars dernier, Orange s'apprêtait à couper définitivement dans sa ville les lignes du réseau cuivre. L'élu, stressé, s'attendait à ce que des habitants l'interpellent aussitôt, mécontents de l'arrêt des services téléphoniques et d'accès à Internet qui dépendent encore des lignes en cuivre.
« J'ai mis mon casque lourd et mon gilet pare-balle », plaisante aujourd'hui l'édile. Mais rien. Pas un coup de fil ni un mail, aucune plainte ne lui est parvenu. « Au bout de trois semaines, seuls un cabinet de kinésithérapie et un bistrot nous ont contactés pour des problèmes techniques annexes qui ont été résolus dans la journée », a-t-il constaté avec satisfaction, lors de la conférence de l'Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel (Avicca).
Vanves et ses 29 000 habitants, en région parisienne, n'ont pas été intégrés par hasard dans l'expérimentation de fermeture du cuivre en zone très dense menée par l'opérateur historique. 85 % des foyers de la commune avaient alors déjà accès à la fibre optique.
« Mais l'opération a tout de même nécessité un vrai travail d'information et de proximité en amont », souligne le maire.
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Six réunions publiques ont été organisées, en plus d'articles dans le bulletin municipal. Et le centre communal d'action sociale a identifié et contacté les profils les plus vulnérables, notamment les personnes âgées disposant d'une téléalarme connectée avec des prises téléphoniques en T.