Acome teste en Normandie la 5G 100% française
Nathalie Jourdan
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Le 5G tiendra t-elle ses promesses dans l'industrie ? Telle est la question
JOHN SIBLEY
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Le 5G tiendra t-elle ses promesses dans l'industrie ? Telle est la question
JOHN SIBLEY
Nom de code de l'opération « LAB 5G pour l'industrie du futur ». Le groupe coopératif normand Acome, associé à l'opérateur de télécom toulousain Alsatis, vient de donner le coup d'envoi du déploiement d'un réseau mobile 5G 100 % français sur les 46 hectares du campus multi-usines du fabricant de câbles situé à Romagny dans la Manche. Présentée comme « sécurisée et bas carbone », l'infrastructure constituera la pierre angulaire d'une plateforme d'expérimentation destinée à éprouver les nouveaux cas d'usage de la 5G dans un environnement industriel.
Le champ des possibles est immense, soulignait il y a peu Jacques de Heere, PDG d'Acome, dans un entretien à La Tribune. « Je rappelle qu'outre ses débits dix fois plus importants par rapport à la 4G, la 5G a deux autres caractéristiques essentielles. La première, c'est sa capacité à gérer un grand nombre d'objets. Nous allons pouvoir connecter un million d'appareils au km2. La seconde, c'est la latence (le temps de réponse du réseau ndlr ) qui sera divisée par dix ».
Concrètement, différentes solutions techniques seront intégrées au système d'information de l'entreprise afin de tester une palette d'usages portant en particulier sur les machines connectées, les techniciens augmentés et la mobilité autonome. Sont notamment évoqués des questions comme la maintenance prédictive, la sécurisation des véhicules à guidage automatique, le pilotage de drones, le déploiement d'équipements de vision intelligente ou encore la supervision à distance de lignes de production grâce à des caméras.
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Le projet poursuit un double objectif. Il s'agit d'évaluer, dans des conditions réelles, l'intérêt effectif de cette technologie « en intérieur et en extérieur » mais aussi d'en tirer parti pour développer de nouveaux produits et systèmes de câblage à destination de l'industrie. Acome et Alsatis veulent aller vite : ils envisagent de commercialiser une première « solution complète » à partir de 2024. Il leur reste à peaufiner le modèle économique ce qui est l'une des autres ambitions de la plateforme. Un enjeu important. « Le coût des solutions privées souveraines en environnement industriel n'est pas encore bien calibré » rappellent-ils.
Nathalie Jourdan