La Compagnie des Minéraux d'Auvergne (Cominauv) ambitionne de relancer la production de cette "pierre patrimoniale" qu'est l'améthyste. Dans une micro-carrière du Puy-de-Dôme qui se veut à la fois "éthique et optimisée", les deux porteurs du projet comptent extraire de l’améthyste destinée à divers marchés (décoration, bijouterie-joaillerie, etc) avec, en en parallèle, une valorisation des matériaux granitiques dérivés. Une cagnotte de financement participatif a déjà été bouclée et Cominauv attend maintenant le feu vert de l’État pour lancer l'extraction.L'Auvergne possède le plus grand gisement d'améthyste de France, mais actuellement, à part pour des entreprises de tourisme ou de loisirs, plus personne n'exploitait ce potentiel...
Dans une micro-carrière (2,6 hectares) d'améthyste, située à Saint-Joseph des Mines de Poux (Puy-de-Dôme), la Compagnie des Minéraux d'Auvergne (Cominauv) a donc pour projet de revaloriser cette "pierre emblématique d'Auvergne", comme le souligne Mathieu Moulin, co-porteur du projet.
Basée à Issoire (Puy-de-Dôme), Cominauv a vu le jour en 2018. Créée par Nicolas Léger, gemmologue et lapidaire, et Mathieu Moulin, ingénieur-géologue, Cominauv est le résultat de 7 années de travail. "J'ai rencontré Nicolas en 2014, quand je faisais mon mémoire sur le saphir. Nous avons gardé contact et il m'a proposé de travailler sur ce projet de revalorisation de l'améthyste", se rappelle Mathieu Moulin
Pour mener à bien ce projet, Cominauv a lancé unecampagne de financement participatif qui s'est achevée le 18 mai dernier. Elle a légèrement dépassé son objectif en réunissant près de 20.320 euros. Une somme qui servira à faciliter l'accès au prêt et à mettre en confiance de potentiels investisseurs.
Le Département du Puy-de-Dôme a déjà soutenu le projet en aidant notamment à financer des études nécessaires à la demande d'exploitation.
Car, pour le moment, Cominauv attend aussi le feu vert de l'État pour commencer officiellement son activité. "Nous avons la classification gisement, mais pour toute demande d'extraction, comme le sous-sol appartient à l'État, pour l'exploiter, il faut son autorisation."
Valoriser une pierre patrimoniale
Pour Mathieu Moulin, relancer une carrière d'améthyste, c'était aussi "l'occasion de redévelopper ce type de projet qui n'existait plus. Il y a eu plusieurs périodes d'exploitation de l'améthyste dans la région et la dernière, la taillerie de Royat, remonte à la fin du XIXe siècle."