Ils sont près de 800 à affluer ce mercredi, dans les salons du Stade des Alpes, plutôt habitué à accueillir des matchs, mais aussi des événements professionnels. C'est un véritable salon de l'emploi qui s'est tenu à Grenoble, sous l'égide d'un acteur pas tout à fait attendu : STMicroelectronics. Le fabricant de semi-conducteurs a annoncé son objectif de création d'une nouvelle unité de production, qui se pose comme une extension de son site existant de Crolles. Avec à la clé 1.000 postes à pouvoir d'ici les quatre prochaines années, dont près de 300 ce jour là.
Si ce n'est pas la première fois que le groupe franco-italien utilise cette voie de recrutement, il a choisi de l'insérer désormais officiellement à sa stratégie pour s'ouvrir à de nouveaux profils, avec le double de postes offerts cette année :
«On ne s'attendait pas forcément à autant de personnes inscrites, puisqu'on va presque atteindre trois candidats pour un poste. Nous avons, de toute façon, des perspectives tellement fortes en terme de croissance que si l'on trouve aujourd'hui quelqu'un qui convient à un besoin, on n'attendra pas de savoir si on a un poste ouvert pour le recruter», affiche Frédéric Bontaz, DRH de STMicroelectronics.
Alors qu'à l'étage, les candidats sont accueillis par le directeur des opérations digitales des trois sites (Crolles, Grenoble et Rousset), Richard Kolic. « Nous avons rencontré des profils vraiment variés, de tout âge, genre, formation. Nous avons par exemple vu un candidat issu de la grande distribution, un réfugié ukrainien qui a un profil intéressant mais qui ne parle pour l'instant ni français ni anglais et que nous allons voir si nous pouvons l'aider, ainsi que des électriciens ».
Après un premier enregistrement sur internet, les candidats sont invités à se présenter directement à l'accueil du site, où ils sont ensuite redirigés vers un premier salon ou trônent une dizaine de stands qui se chargent de présenter les différentes composantes des métiers de la microélectronique. Ils passent ensuite par un espace dédié au recrutement, après un premier échange en tête à tête avec un recruteur, suivi par un second échange avec un manager de l'unité concernée.