D'un côté, on fait montre d'une implacable croissance. De l'autre, on se félicite, mais on reste prudent. Mais à Soitec comme chez STMicroelectronics, les chiffres sont pour l'heure toujours au beau fixe. Le cycle haussier se poursuit, tiré par la demande mondiale. A commencer pour Soitec, qui se pose comme l'un des leaders mondiaux de la fabrication de substrats semi-conducteurs depuis ses sites de Bernin (Isère) et Singapour, et dont l'exercice décalé vient (à nouveau) de franchir un nouveau cap.
+53% de croissance sur le 4ème trimestre 2021-2022, mais aussi +48% pour l'ensemble de son l'exercice décalé 2020-2021... Désormais, l'isérois vient de franchir le cap symbolique du milliard de dollars de chiffre d'affaires annuel, avec 863 millions d'euros enregistrés sur l'ensemble de l'exercice, et un 4e trimestre qui atteint lui aussi un niveau jugé "record" de 282 millions d'euros.
Ces résultats sont portés à la fois par un effet de change positif de 3%, mais plus largement par une croissance présente sur l'ensemble de ses segments : avec tout d'abord, son premier marché final constitué des communications mobiles, et "qui continue d'être porté par le déploiement de la 5G", mais aussi, par une nouvelle croissance dans l'automobile et l'industrie, "comme en témoigne le niveau soutenu des ventes de substrats Power-SOI et FD-SOI qui continuent de bénéficier de la reprise du marché automobile", précise le fabricant.
Enfin, Soitec a également enregistré une nette progression de ses ventes de substrats FD-SOI à destination des objets connectés et les applications d'edgecomputing ainsi que de ses ventes de substrats Photonics-SOI à destination des centres de données.
Des chiffres qui marquent même "le septième trimestre consécutif enregistrant une croissance organique séquentielle positive d'un trimestre sur l'autre", rappelle la société, qui avait posé le 31 mars dernier la première pierre de sa nouvelle usine dédiée à la fabrication de nouveaux substrats en carbure de silicium, chargés de répondre aux défis majeurs des marchés du véhicule électrique. Un investissement estimé à près de 400 millions d'euros et 450 emplois, pour une production dont les premiers volumes sont attendus dès le courant de l'année 2023.