Hôpital : à Feurs dans la Loire, les intérimaires claquent la porte, les urgences ferment
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Le Centre Hospitalier du Forez compte 475 lits.
Capture Google maps
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Le Centre Hospitalier du Forez compte 475 lits.
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« Il faut voir le bon côté des choses : désormais le ministre de la santé sait où se trouve Feurs... », ironise Edmond Mackowiak, le directeur du centre hospitalier du Forez, établissement de 475 lits aux 1.443 équivalents temps plein (ETP) qui s'adresse à un territoire semi-urbain de 200.000 habitants.
Et pour cause. La situation locale fait des vagues. il y a quelques jours, François Braun a été interpellé à l'Assemblée nationale par Jean-Pierre Taite, le député LR de la 6e circonscription de la Loire, circonscription sur laquelle se trouve le centre hospitalier du Forez composé deux sites distants de 25 kilomètres, l'un à Feurs, l'autre 25 à Montbrison. Jusqu'ici, les deux sites proposaient des urgences.
Mais ça, c'était avant la loi RIST (du nom de sa rapporteure, la députée du Loiret, rapporteure) et son plafonnement de la rémunération des intérimaires. Depuis le 3 avril, faute de personnel, les urgences sont assurées uniquement sur le site de Montbrison. Les urgences de Feurs resteront, elles, désormais porte close.
La Loi Rist est entrée en vigueur le 3 avril, avec un an et demi de retard. Désormais, les hôpitaux publics ont l'interdiction absolue de payer les médecins intérimaires au-delà de 1.390 euros brut par garde de 24 heures. Alors que, selon le syndicat national des médecins remplaçants des hôpitaux, ils étaient jusqu'ici plutôt sur une moyenne de 1.500 à 2.000 euros, avec des pics dans certains territoires (ou certains jours) à plus de 4.000 euros. La loi Rist vise à protéger l'hôpital public de ce que le ministre de la santé appelle « les mercenaires de la santé ». Comprendre : ces médecins intérimaires qui iraient d'un établissement à l'autre, au plus offrant.
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