C'est une mesure politiquement sensible, à mi-chemin entre santé, réduction de l'empreinte carbone, mais aussi accessibilité et pouvoir d'achat : depuis le 1er janvier 2024, la circulation des véhicules non classés ou classés Crit'Air 4 ou 5, c'est-à-dire les diesels mis sur le marché avant 2005, sont interdits à la circulation dans les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) de plusieurs métropoles françaises, dont celles de Lyon et de Grenoble.
Toutes se caractérisent par d'importants trafics routiers et autant de pollution aux gaz à effet de serre et à l'oxyde d'azote, nocifs à la santé (avec environ 40.000 décès prématurés chaque année dans l'Hexagone en raison de la mauvaise qualité de l'air, indique Santé publique France).
D'où un besoin de régulation, inscrit en 2019 par la Loi d'orientation des mobilités (LOM), puis renforcé deux ans plus tard par la Loi Climat et résilience, prévoyant une interdiction progressive des véhicules les plus anciens dans toutes les villes de plus de 150.000 habitants où les valeurs limites de qualité de l'air (à savoir 40 microgramme d'oxyde d'azote par mètre cube) ont été dépassées sur trois des cinq dernières années.