C'était une promesse d'Emmanuel Macron, de faire circuler des « trains au quart d'heure » dans les grandes agglomérations françaises. Les feux sont désormais braqués sur l'émergence - délicate - de ces 24 projets dits de « Services express régionaux métropolitains » (SERM), labellisés en France à l'été dernier. À Lyon, tout comme à Grenoble, Lille, Saint-Etienne ou Clermont-Ferrand, l'étude de préfiguration des « RER métropolitains » se met en route. Financée par l'État (50%), la Région (25%) et le duo Métropole-Sytral (25%), elle est chiffrée à 2,5 millions d'euros pour la Capitale des Gaules.
Cela, sur les 15 à 20 milliards d'euros estimés fin 2022 par le Conseil d'orientation des infrastructures (COI) pour l'ensemble des projets de SERM de France à horizon 2035. Ainsi qu'aux 40 milliards d'euros projetés par l'association Objectifs RER Métropolitains.
Mais au cœur de cette capitale régionale, où circulent chaque jour 1.200 trains, dont 600 TGV nationaux, l'enjeu pour permettre au dossier du RER métropolitain d'émerger sera, en même temps, de désengorger les 772km de son « étoile ferroviaire ». Pour y parvenir, les diverses administrations (Etat, collectivités territoriales, syndicats mixtes) doivent boucler plusieurs projets.
Or, certains peinent à émerger depuis des années, quand d'autres sont en progression.