Seule agglomération aujourd'hui encadrée par le dispositif des Zones à faibles émissions (ZFE) avec Paris, Lyon se prépare à ajuster sa politique en fonction de l'état d'avancement de la loi sur la simplification de la vie économique. Adoptée par le Sénat et l'Assemblée nationale au printemps, ce texte comprend un amendement visant à supprimer ce dispositif pour des raisons sociales et d'accessibilité des centres urbains.
Adopté par les deux chambres (avec une majorité de parlementaires LR, RN, avec Horizons et le Modem), mais en deux versions différentes, le texte devrait être examiné en commission mixte paritaire (CMP) à la rentrée. Si cette dernière était conclusive (ce qui semble probable), il n'y aurait plus qu'une étape cruciale à franchir : celle du Conseil constitutionnel, qui pourrait considérer l'article sur les ZFE comme un « cavalier législatif » qui ne serait pas lié aux objectifs initiaux du texte.
Cette étape est très attendue par les élus écologistes de la Métropole de Lyon, favorables à la ZFE. Ces cinq dernières années, la collectivité dit avoir investi entre 10 et 15 millions d'euros dans le dispositif. « Ce sont les entreprises qu'on accompagne au changement de véhicules, mais aussi le personnel qu'on a salarié, formé. Nous avons versé des subventions à la CCI et à la Chambre de métiers et d'artisanat (CMA) pour avoir des chargés de mobilité, des conseillers... », illustre Jean-Charles Kohlhaas, vice-président de la Métropole en charge des transports et de la logistique.