Même si la Bourse a repris quelques couleurs en avril et sur la première partie de mai, les investisseurs continuent de bouder l'assurance vie : les cotisations demeurent en berne à la fin mai.

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Même si la Bourse a repris quelques couleurs en avril et sur la première partie de mai, les investisseurs continuent de bouder l'assurance vie : les cotisations demeurent en berne à la fin mai.

Les cotisations collectées depuis le début de l'année en assurance vie, d'un montant de 56,3 milliards d'euros, sont toujours en baisse par rapport à la même période de l'année précédente (-8%), selon les dernières statistiques de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).

Les particuliers, échaudés par des marchés boursiers aux allures de montagnes russes, hésitent à mettre de l'argent sur leur contrat d'assurance vie : ils vont de moins en moins sur les unités de compte, c'est-à-dire les fonds permettant de jouer les fluctuations de la Bourse, et favorisent logiquement les supports en euros, c'est-à-dire la partie sécuritaire d'un contrat, dont le capital est entièrement garanti mais qui ne rapportent actuellement que 4% à 4,5% - quand sur le long terme les actions rapportent 7 à 8%..

Du coup, les versements sur les supports en unités de compte plongent nettement (-39 %), pour un montant de cotisations de 10 milliards d'euros. Tandis que les cotisations versées sur les supports euros progressent elles encore de 4 % pour atteindre 46,3 milliards d'euros.

Du fait de l'augmentation des prestations versées (+ 11 %) à la fin du mois de mai, la collecte nette (cotisations - prestations) baisse aussi de 30 % par rapport à la même période de 2007 pour s'établir à 19,4 milliards d'euros.

L'assurance-vie reste tout de même le placement préféré des français avec un montant global d'argent amassé dépassant toujours les 1.100 milliards d'euros. A la fin des cinq premiers mois de l'année, l'encours des contrats d'assurance vie et de capitalisation (provisions mathématiques et provisions pour participations aux bénéfices comprises) s'élève en effet à 1.161 milliards d'euros en hausse de 4 % sur un an.

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