Huit fois sur dix, décembre est un mois haussier

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C'est un mois singulier en Bourse, où les nettoyages de portefeuille sont souvent à l'origine d'un "rally" de fin d'année. Le CAC 40 a même neuf chances sur dix de grimper les 24 et 29 décembre.

Après six mois consécutifs de baisse marqués par la crise financière, suivis par sept mois ininterrompus de hausse et une pause en octobre (- 5%), le mois de novembre a été chaotique pour finalement terminer en hausse de 2 % par rapport à la clôture d'octobre.

Quelle sera la couleur du mois de décembre ? Difficile d'avancer un pronostic, même s'il est traditionnellement bien orienté. Et ce n'est pas en plongeant dans l'histoire que l'on saura si la tendance de novembre se poursuivra. En effet, après le krach d'octobre 1929, la Bourse française a chuté de 25 % en 1930 et le mois de décembre a été particulièrement mauvais (- 8%). Après celui d'octobre 1987, le marché français a plongé de 38% en quatre mois avant de se redresser en 1988, année qui figure au palmarès des plus belles performances annuelles (hausse de 58%) et le mois de décembre a été euphorique (7%). Après l'explosion de la bulle Internet en septembre 2000, le marché a lentement glissé pour perdre la moitié de sa valeur en deux ans. Mais c'est entre les mois d'avril et d'octobre qu'il a fortement chuté (-23% en 2001 et -30% en 2002). Le mois de décembre a fini en hausse en 2001 (de 3%), en baisse en 2002 (- 8%). Autrement dit, après une déprime des marchés, décembre peut tout aussi bien clôturer l'année en fanfare qu'être très décevant.

Les quatre-vingt-dix dernières années d'histoire boursière invitent néanmoins à l'optimisme. Décembre est un mois haussier dans huit cas sur dix. C'est aussi celui qui offre une des meilleures performances avec avril et octobre.

En revanche, c'est un mois tout à fait singulier. La deuxième décade est généralement orientée à la baisse. Durant cette période, les gérants appliquent la technique du nettoyage de portefeuille d'une part pour en modifier le profil afin de l'embellir et satisfaire leurs clients, d'autre part pour des raisons fiscales. La réalisation des pertes permet de réduire l'imposition des plus-values. Ce sont les titres les moins performants qui en font les frais et qui baissent. C'est une période particulièrement propice pour observer ceux qui enregistrent une forte décote, notamment parmi les petites capitalisations, car différentes études montrent que les valeurs délaissées en décembre retrouvent les faveurs des investisseurs dès le mois de janvier. Sur les marchés, les soldes commencent en décembre.

Le marché rebondit dans la dernière décade, un comportement attribué à "l'effet congé" avec la fermeture des marchés pour Noël et le Nouvel An. C'est effectivement la période la plus faste de l'année. D'ailleurs, l'investisseur a près de huit chances sur dix de voir le CAC 40 grimper les 21, 22, 24 et 29 décembre. Le CAC 40 a même neuf chances sur dix de grimper lors des séances des 24 et du 29 décembre, à croire que même la Bourse sait faire des cadeaux aux investisseurs !

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