Immobilier : les vrais chiffres de la construction en 2013

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Le secteur de l'accession à la propriété a plutôt bien résisté en 2013, en hausse de 3% par rapport à 2012, selon le Crédit Foncier.
Le secteur de l'accession à la propriété a plutôt bien résisté en 2013, en hausse de 3% par rapport à 2012, selon le Crédit Foncier. (Crédits : Décideurs en région)
Seuls 41.000 logements locatifs privés ont été mis en chantier en 2013, soit 25,2% de moins qu’en 2012. Le secteur du locatif social a reculé de 7% avec 93.000 mises en chantier.

Le nombre de logements mis en chantier s'est établi à 330.800 en 2013 selon les estimations de la direction des études du Crédit Foncier datant de janvier 2014, soit un recul de 4,5%. Précisément, c'est le nombre de mises en chantier destinées au secteur locatif privé qui a le plus reculé en 2013 : seuls 41.000 logements locatifs privé ont ainsi été mis en chantier, soit 25,2% de moins qu'en 2012, et près de moitié moins qu'en 2011 (74.000). La direction des études du Crédit Foncier justifie ce "repli sévère" par "les difficultés à commercialiser des logements auprès d'investissements privés dans le cadre du dispositif Duflot".

Le secteur du logement social en net recul

Les mises en chantier dans le secteur locatif social ont de leur côté reculé de 7% à 93.000 unités, selon la note du Crédit Foncier et ce, malgré l'adoption récente d'une série de mesures visant à accroître l'offre de logements sociaux. "L'immobilier social est en retrait, en lien, pour partie avec la baisse des opérations privées qui auraient intégré une tranche sociale si elles avaient été réalisés", analyse le Crédit Foncier. Il n'en reste pas moins que le locatif social tire la production globale de logements vers le bas. Si l'on met de côté ce secteur, le nombre de mises en chantier a baissé de 3,3%, et non plus de 4,5%, à 217.800 unités.

L'accession se porte mieux qu'en 2012

En ce qui concerne l'accession à la propriété, l'année 2013 a donc été globalement de meilleure facture que l'année 2012, avec des mises en chantier en hausse de 3,1% à 183.600 unités. Par déduction, ce sont les primo-accédants et les revenus modestes qui ont le plus souffert. D'abord parce que les accessions soutenues par un prêt à taux zéro ont chuté de 18,7% à 62.800 unités, et aussi parce que le nombre de logements individuels mis en chantier, dont le cœur de cible est le premier décile des classes moyennes à également chuté de 10,8% à 150.500 unités.

Les volumes vont continuer de baisser

Si l'on se projette vers 2014, "les perspectives s'orientent vers une poursuite du mouvement baissier des volumes (…) Le marché de la construction pourrait décroître encore, et la commercialisation des logements neufs devrait se poursuivre à des niveaux de prix quasiment stables, et dans des volumes en baisse", estime le Crédit Foncier.

L'éclaircie viendra probablement du redéploiement du locatif intermédiaire (logements à destinations des classes moyennes ndlr), pour l'instant marginal. Pour ce type de logements, les investisseurs institutionnels, qui avaient déserté le marché de l'immobilier résidentiel depuis quinze ans, seront de retour en 2014 grâce aux incitations intégrées au projet de loi de finances 2014, soit "une TVA réduite à 10%, l'exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour une durée maximale de 20 ans, et le fléchage des propres de l'assurance vie, qui offrent des perspectives intéressantes", indique la note du Crédit Foncier.

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Commentaires
a écrit le 23/02/2014 à 12:38 :
être propriétaire coute plus cher que d être locataire merci duflot.
Réponse de le 23/02/2014 à 21:24 :
Passez en location, quel est le problème ?
Réponse de le 05/03/2014 à 10:43 :
Ben , le bailleur, on t'a reconnu!
a écrit le 23/02/2014 à 9:35 :
le surendettement et un chômage record, le prix de l immobilier au plus haut, bientôt il faut faire un crédit pour payer les taxes et les impôts.
a écrit le 19/02/2014 à 10:25 :
dans moin de deux ans l immobilier vas faire moin 200/0
a écrit le 12/02/2014 à 16:23 :
Pour moi les prochaines municipales ce sera un vote blanc. Le bétonnage immonde que l'on nous impose presque partout sera lourd de conséquence dans les années à venir.
a écrit le 12/02/2014 à 14:13 :
La France est un des seuls pays à ne pas avoir eu de krach immobilier, et on va reprocher à Duflot une petite baisse?

La France est un pays ou les loyers sont démesurément hauts, ou l'épargne sert à financer des tas de pierres plutôt que des entreprises...

La France est malade de l'immobilier! La fin des APL, de la défiscalisation... une petite libéralisation du foncier et on va assainir tout cela rapidement!

Cessez de regarder votre nombril!

Nous vivrons mieux lorsque les économies de dépenses faites sur l’immobilier serviront à consommer ou à financer l'économie!
a écrit le 12/02/2014 à 11:10 :
Travaillant dans l'immobilier, je peux vous dire qu'on pourrait faire baisser les constructions neuves de 20% sans trop de soucis et ce en gardant les mêmes standards de qualité. Le problème c'est que tout le monde veut garder ses marges . . .tout cela est bien caché sous la pression de beaucoup de lobbys. Mais cela va changer, les primo accédants ayant des budgets de plus en plus réduits, les prix baissent c'est mathématique. Quant à investir pour louer. . .il faut être fou . ou accepter un rendement quasi nul.
a écrit le 12/02/2014 à 11:07 :
On aimerait une explication de la ministre, Cécile Duflot !
a écrit le 12/02/2014 à 10:11 :
Tant qu'il n'y aura que de faibles intérêts à investir les français continueront à avoir du mal à se loger. Qui investit le français moyen ou celui qui a les fonds. Pareil pour nos entreprises un pays attire ou dissuade (taxes, charges etc...)
a écrit le 12/02/2014 à 9:47 :
Miss Duflot avec sa loi, a belle "Alur" (cependant on regrette le Jean moulant qui nous manque..) , quant aux pro de l'immo, ils font la "GUL"....

Baissez vos prix et vous verrez, ça se vendra, c'est miraculeux!

hihihi
Réponse de le 12/02/2014 à 11:51 :
Looooooool.
Réponse de le 12/02/2014 à 14:59 :
tonton flingueur a bien parlé
a écrit le 12/02/2014 à 9:45 :
les prix du neuf sont beaucoup trop élevés! Les promoteurs ont visé trop haut.
a écrit le 12/02/2014 à 8:49 :
Les investisseurs n'ont qu'a trouver une autre vache a lait que l'immobilier. Les impots doivent servir a acheter du logement et non a engraisser des rentiers. Ne pas oublier que certains investisseur sont partis de rien en se faisant entierrement sur le dos de la defiscalisation en periode de folie immobililiere. Stop allez jouer ailleur et surtout pas avec ceux qui compte sous par sous.
Réponse de le 12/02/2014 à 10:15 :
On le voit de plus en plus qu'ils vont jouer ailleurs. Quand il n'y en aura plus ....
Réponse de le 12/02/2014 à 11:31 :
A vous entendre c'est si facile: défiscalisations = appartement pas cher , gros loyers, de risque et grosse plus value a la vents
la réalité est malheureusement très différente , si non je serai déjà rentier et sur le départ
Réponse de le 13/02/2014 à 7:37 :
c'était trop facile , sous la tragédie UMP , nuance, et on connait les résultats sur la flambée des prix sur le dos du contribuable.
a écrit le 12/02/2014 à 8:25 :
Tout personne responsable et connaissant le secteur immobilier savait que la politique mise en place par le gouvernement conduirait à un tel résultat, mais le plus grave est à venir avec la loi alur
a écrit le 12/02/2014 à 4:39 :
Chapeau Duflot ! Un vrai tour de force! Avoir stoppé le construction sociale tout en ayant totalement bloqué le marché locatif ! Cela ne s'était encore jamais vu! Quelle réussite !
Réponse de le 12/02/2014 à 10:25 :
Bien sûr, c'est de la faute à Duflot si les prix ont presque triplé en 15 ans. Plus personne pour s'endetter sur 30 ans pour acheter un 2 pièces en banlieue ? La faute à Duflot bien évidemment !
a écrit le 11/02/2014 à 18:52 :
Le bilan est mauvais et la perspective d'un sauvetage grace au logement intermediaire franchement comment peut on croire a ce jour de truc.
a écrit le 11/02/2014 à 18:45 :
330000 logements neufs par an, c'est la moyenne depuis plus de dix ans. Cela avait un peu augmenté sous Sarko grâce aux autorisations de bétonner données à tout va pour compenser la perte de la taxe professionelle. Maintenant, ca diminue, c'est normal. On ne va pas sortir les mouchoirs pour les bétonneurs, seuls français à s'enrichir (et sur le dos de nos concitoyens en endommageant l'environnement).
Réponse de le 11/02/2014 à 22:01 :
Dans ma commune (33520 - Bruges, en France) cela bétonne à tout va ; jamais depuis 25 ans que j'y réside, je n'avais vu disparaître autant d'espace verts, ni autant de "densification" ... (parcelle coupée en deux, voire, en 3 ou 4 ...
Notre Maire est Écolo .... CQFD
Réponse de le 12/02/2014 à 17:09 :
Bordeaux est attractive et les Bordeaux grossi, ainsi que les villes voisines (dont Bruges)
C'est un fait, et cela répond bien à un besoin (les logements ne restent pas vides longtemps..)
Après soit on densifie la ville (c'est l'option choisie par la communauté urbaine de Bordeaux, et cette densification reste tout à fait raisonnable par rapport à certaines villes de région parisienne), soit on étale la ville, et celle ci empiète sur des espaces de culture ou des espaces forestiers.
La bonne réponse est sans doute un subtil équilibre des deux.
Avoir de la place en ville ou à proximité d'une grande agglomération est un luxe.
Dans tous les cas, la végétalisation des villes est à faire!
a écrit le 11/02/2014 à 18:33 :
les investisseurs qui reviennent a la location? c'est qui? ceux qui gerent les fonds de demantelement des centrales nucleaires, c'est ca?

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