Immobilier : est-il encore raisonnable de soutenir la demande ?

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Il est de bon ton en cette période de faire l'éloge de la politique de l'offre, déclarait récemment Cécile Duflot
Il est de bon ton en cette période de faire l'éloge de la politique de l'offre", déclarait récemment Cécile Duflot (Crédits : reuters.com)
Le gouvernement assume de donner la priorité à l’accroissement de l'offre de logements et rejette sur la droite la responsabilité des effets pervers d'un soutien excessif à la demande.

Le soutien à la demande de logements en France aurait-il trop d'effets pervers ? On peut le penser si l'on se penche sur la politique menée ces 20 dernières années, où les dispositifs de soutien à la demande sont étroitement corrélés à la hausse des prix de l'immobilier.
Au point que même la gauche au pouvoir se défend désormais de soutenir l'offre. La ministre du Logement Cécile Duflot prêchait ainsi récemment pour sa paroisse : "Depuis dix-huit mois, nous menons une politique active et exigeante de l'offre", tout en se défendant farouchement, au nom des écologistes, d'avoir "jamais plaidé pour une relance par la demande si celle-ci revient à favoriser la surconsommation, à provoquer l'inflation et à encourager le gaspillage des ressources naturelles".

La droite a orchestré la hausse des prix ?

Lors de ses vœux à la presse, elle est même allée jusqu'à mettre la politique de soutien excessif à la demande sur le dos de l'opposition : "Si l'on prend pour exemple le domaine du logement, au cours des dix dernières années, la droite française a privilégié une politique de la demande. Et les conservateurs britanniques la conduisent aujourd'hui".
Tout ceci entraînant la déconnexion des prix des logements (ils ont presque doublé en France depuis la fin des années des années 90) des revenus des ménages.

La ministre vise notamment le dispositif fiscal d'aide à l'investissement locatif "Scellier" première version, mal ciblé, qui "pourrait avoir entraîné une hausse des prix en moyenne de 7 euros par mètre carré à la frontière de la zone B2, ce qui correspond à 7 % de hausse pour ces zones situées à la marge du dispositif. L'impact du dispositif sur les prix a été le plus fort en grande région parisienne et en région méditerranéenne", détaille une note du Conseil d'analyse économique datant de février 2013.
Dans le même esprit, le prêt à taux zéro PTZ qui a officié jusqu'en 2011 dans l'ancien, et existe toujours dans le neuf, n'aurait réellement déclenché qu'un petite part d'accession. Il a donc eu un effet d'aubaine massif, favorisant la hausse des prix, selon les économistes du CAE.

La hausse des prix est anti-redistributive

Mais face aux demandes répétées des professionnels de l'immobilier pour rétablir le PTZ dans l'ancien, où tout du moins élargir son périmètre dans le neuf, les pouvoirs publics restent de marbre.
On assiste désormais à une étrange situation où la gauche se targue de mener une politique de l'offre et accuse la droite de soutenir excessivement la demande… "Il est de bon ton en cette période de faire l'éloge de la politique de l'offre", s'amusait ainsi Cécile Duflot.

Il faut dire qu'en matière de logement, toute politique favorisant "la hausse des prix est anti-redistributive car la répartition de la terre est tout sauf égalitaire.
D'abord, la hausse des prix, qui est concentrée sur certaines régions (notamment l'Île-de-France), accentue les inégalités territoriales et renforce les phénomènes d'exclusion. Elle constitue en outre un transfert des jeunes générations vers les plus anciennes, déjà propriétaires, et les ménages jeunes modestes se trouvent très pénalisés dans l'accession à la propriété", notait les économistes du CAE, toujours dans cette même note de début 2013. 

40% des français subissent la hausse des prix de plein fouet

De surcroît en immobilier, en plus des acheteurs et des vendeurs, il y a des locataires qui représentent tout de même un peu plus de 40% de la population française. Eux subissent de plein fouet l'augmentation des prix des logements dans les tendues. Ce qui rend d'autant plus pernicieux les politiques publiques soutenant la hausse des prix.

Pour toutes ces raisons, les pouvoirs publics se refusent désormais à reproduire les erreurs du passé. D'autant que Bercy veille sur ses finances publiques : créés pour certains dans les années 1990, les dispositifs fiscaux immobiliers ont toujours un coût non négligeable pour l'État: 4,34 milliards d'euros en 2013.

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a écrit le 03/02/2014 à 14:28 :
Rien que le titre de cet article me donne des boutons dans le dos ! Les responsables politiques ont beaucoup de mal à comprendre que tout marché est basé sur le principe de "offre égale demande". On peut soutenir de manière ponctuelle un secteur mais pas en continu comme l'ont fait les différents gouvernements depuis 2 décennies. C'est facile de dépenser l'argent de la collectivité autrement l'argent publique ! Tout ça pour faire plaisir à des ami(e)s et être dans les petits papiers de quelques influents. La France est gangrenée par toute cette caste de politiciens, hauts fonctionnaires et autres syndicats. Un coup de balai vite !
a écrit le 30/01/2014 à 9:56 :
Et j'ai entendu que NKM, si elle est élue, veut remettre un ptz , sans doute à Paris, parce que les classes moyennes ne parviennent plus à s'y loger.
Pour faire monter les prix ou empêcher la baisse.Mais ça sort d'où cette population UMP?
Réponse de le 30/01/2014 à 20:09 :
"Mais ça sort d'où cette population UMP? " : Qui vote UMP et parle de racket fiscal en présence de PV immobilières moins taxées que les bénéfices des entreprises?
Réponse de le 31/01/2014 à 6:13 :
La véritable définition de l' UMP = Union pour le Maximum de Profits sans rien branler
a écrit le 30/01/2014 à 8:35 :
Ca risque de faire hurler et je précise donc d'emblée que je suis propriétaire. Il faut en finir avec l'exonération des PV sur résidence principale ou secondaire en tenant compte sans doute des travaux d'amélioration éventuels. Pas de raison que quelqu'un qui n'a fait que se loger voit son patrimoine doubler en 5 ans sans rien payer alors qu'un entrepreneur qui prend des risques et bosse paye tous les ans sur son bénéfice et 40% à la vente de son outil de travail. Cela conduit nécessairement à une mauvaise allocation des ressources en capital et donc aux déséquilibres que nous constatons sur le marché immo, sur l'investissement productif en France et donc le chômage . Si on tient compte de cette exonération et la nécessité de préparer sa retraite on comprend pourquoi devenir propriétaire à tout prix est un graal pour le Français.
Réponse de le 30/01/2014 à 15:19 :
je suis propriétaire et d'accord....
a écrit le 30/01/2014 à 5:14 :
Le proprio prefere laisser l'appart vide que d'avoir des gens pauvres.
Minimum : faut un bon travail, 3 mois de fiches de paye, un garant, et avoir une bonne tete sérieuse, un bon nom sérieux.
Rigolez pas, c'est la réalité !
Réponse de le 31/01/2014 à 20:35 :
Evidemment qu'un proprio préfère avoir son appartement vide plutot qu'avoir un pauvre.
Si le locataire ne paye pas, avec toutes ces lois qui protègent le locataire en France, ça peut prendre jusqu'à 2 ans pour qu'enfin la justice fasse dégager le squateur !!
Réponse de le 01/02/2014 à 2:39 :
Il doit avoir trois choix : Louer, vendre, payer une prune. Mais il est tellement pratique de speculer sur des biens de premiere necessite...
a écrit le 29/01/2014 à 16:06 :
il y a des millions de pièces vides en France, d'après Cécile Duflot et d'autres.
donc faire en sorte que chaque adulte ait une pièce bien isolée, un terrain cultivable, et un revenu médian. républicain et dans un parti de gouvernement, et signant de son nom !
a écrit le 29/01/2014 à 14:59 :
Avant d'être proprio, j'étais pour la baisse des prix de l'immo, mais ça c'était avant !
Réponse de le 29/01/2014 à 16:10 :
Pas tout à fait vrai: si vous êtes proprio et voulez revendre pour placer l'argent, D'accord avec vous. Si vous êtes proprio et voulez revendre pour achetez plus grand ou mieux, alors la chute des prix est intéressante. Calculons: à taux égaux, vous revendez 100m2 à 1000 euros pour en acheter 200. Il vous faudra donc remettre 100 000 euros pour acquérir votre bien. Si vous vendez 100m2 à 80 euros pour en achetez 200, vous n'aurez que 80 000 euros à remettre. CQFD.
Réponse de le 29/01/2014 à 19:04 :
Et vous êtes bailleurs pour être heureux d'augmenter les rentes locatives par vos impôts via des loyers libres en présence d'aides?
Réponse de le 30/01/2014 à 15:34 :
Quel rapport avec le statut de bailleur? Je démontrais juste qu'une baisse des prix était intéressante pour qui veut revendre pour acheter plus grand.
Réponse de le 30/01/2014 à 20:11 :
Le commentaire se réfère à "Avant d'être proprio, j'étais pour la baisse des prix de l'immo, mais ça c'était avant ! "... Comprendre : Avant d'être bailleur, j'étais contre l'idée que mes impôts servent à augmenter les rentes locatives en permettant à tous des payer plus cher grâce aux APL.
Réponse de le 31/01/2014 à 9:11 :
Arrêtons de corréler systématiquement tarifs des loyers et APL. De nombreuses mégapoles mondiales où ce dispositif n'existe pas (Londres, New-York, Moscou...), sont bien plus chères que Paris. Les paramètres conecernant le prix de l'immobilier et indirèctement des loyers sont bien plus complexes que cela. Une évidence pour qui voyage un peu...
Réponse de le 01/02/2014 à 2:41 :
ok, alors apl seulement si la regle du tiers des revenus est respectee et amende sur logement vide en zone tendue?
a écrit le 29/01/2014 à 14:50 :
La seule et unique solution au problème actuel du logement est qu'il faut remettre en place et vite le PTZ dans l'ancien.
Réponse de le 29/01/2014 à 18:35 :
félicitations
Réponse de le 29/01/2014 à 19:10 :
"il faut remettre en place et vite le PTZ dans l'ancien. " : Pour pouvoir vendre plus cher que les revenus ne le permettent... Ces gens là sont décidément moins hargneux contre les dépenses de l'état quand ça nourrit leur enrichissement sans cause par l'immobilier.
Réponse de le 30/01/2014 à 8:16 :
c'est une blagounette le PTZ. C'est pas avec les 10000€ et quelques qui sont financés que tu peux acheter.C'est du gadget qui doit coûter cher en terme de gestion et qui en plus au vue des études fait gonfler les prix.
C'est pas tout à fait le sujet, mais le PTZ est mieux adapté pour les travaux de rénovation thermique, avec des retours pour les artisans et leurs salariés, pour l'environnement et pour notre balance commerciale.
Réponse de le 30/01/2014 à 8:16 :
c'était de la provocation
Réponse de le 30/01/2014 à 8:58 :
"c'est une blagounette le PTZ. C'est pas avec les 10000€ et quelques qui sont financés que tu peux acheter." : Non, par contre ça permet aux candidats de payer 10000 euros de plus, donc ça maintient la hausse des prix quand ils commencent à baisser...
Réponse de le 30/01/2014 à 9:01 :
"le PTZ est mieux adapté pour les travaux de rénovation thermique, avec des retours pour les artisans et leurs salariés" : Enlever 100 000 euros sur la facture, ligne "PV immobilière du précédent propriétaire" et les primo-accédant auront de quoi payer des travaux de rénovation sans qu'il soit nécessaire de tapper dans vos impôts.
a écrit le 29/01/2014 à 14:32 :
L'idée que l'état peut avoir une influence sur les prix de l'immobilier est stupide. Il s'agit avant tout d'un marché régit par l'offre et la demande. Comme tout marché, celui-ci est fluctuant et répond à des phénomènes plus complexes que les simples aides que l'état dispense ou non. Au début des années 90, l'immobilier s'est effondré non pas en raison de dispositifs particuliers mais parce que tout le monde s'enrichissait en bourse et retirait son argent de la pierre. Malgré la fin des aides, actuellement l'immobilier n'est pas dans un crack mais atterri doucement, contrairement aux annonces des "spécialistes". Croissance, intérêt des français pour la pierre, performances des autres possibilités d'investissement, confiance dans l'avenir... Autant de facteurs beaucoup plus importants que les "aides" étatiques dans les variations de ce qui reste, n'en déplaise à Mme Duflot, un marché...
Réponse de le 29/01/2014 à 15:53 :
Tout faux char Amarante. Encore une fois, tournons nous vers l'Allemagne qui n'a jamais favorisé l'accès à la propriété et qui s'est épargné une baisse de sa consommation intérieure, les Allemands n'étant pas obligés de se saigner pour payer leur loyer (très inférieurs aux nôtres) ou rembourser le prix très raisonnable de leur maison. Pour une fois que Miss Duflot est dans le vrai, laissez là tranquille et allez plutôt regarder la courbe de Frigit pour comprendre pourquoi il ya eu une crise de l'immobilier dans les années 90 et pourquoi on aura une baisse, probablement lente, en 2014 et les années à venir.
Réponse de le 30/01/2014 à 4:56 :
Tiens donc? Moscou ou New York qui possèdent des prix encore plus élevés ne sont pas concernées par des aides à l'accession. Comment l'expliquez vous donc si ce n'est que d'autres facteurs rentrent en compte?
Réponse de le 30/01/2014 à 20:16 :
"Comment l'expliquez vous donc si ce n'est que d'autres facteurs rentrent en compte?" : D'autres facteurs entrent probablement en compte à NY et Moscou, pour ma part, je ne les connais pas... Pour Paris, les aides à l'accession ne sont pas les seuls, le cocktail de subvention compte : PTZ, APL permettant de louer plus cher, Scellier faisant fermer les yeux sur les prix, l'absence de taxe sur les PV, ...
a écrit le 29/01/2014 à 13:10 :
Je suis de droite et je suis tout à fait d'accord avec cette analyse sauf que la gauche n'a maintenant plus le choix de cette politique d'aide à cause du déficit.
Réponse de le 29/01/2014 à 18:39 :
faut crever l'abcès une bonne foi pour toutes : supprimer tout aide à l'achat, comme à un drogué.
Réponse de le 29/01/2014 à 22:51 :
Ils pourraient libérer la réglementation, ça nous aiderait à construire et moins cher...
Plus d'offre = prix en baisse donc plus de pouvoir d'achat pour les particulier...
Bref, tout le monde y gagne !
a écrit le 29/01/2014 à 12:14 :
Chiche ! Y-a-t-il un champion capable de soutenir l'offre avec l'affaissement de la demande, ou de soutenir la demande en l'absence d'offre ?
Plus franchement, pourquoi voit-on une offre qui a sur les bras des énormités vides en même temps qu'une insuffisance de logements, le tout avec des prix élevés ?
Chiche, que c'est parce que les Français trouvent plus sûr de mettre leur argent dans l'immobilier qu'ailleurs où on les embrouille et les arcane ; ça dure depuis si longtemps !
a écrit le 29/01/2014 à 12:10 :
La terre n'est pas extensible,la production n'a pas besoin des millions de gens qui voudraient travailler ,donc ils seront de plus en plus nombreux ceux qui ne pourront louer un abris et encore moins l'acheter.La mondialisation à ramené la réalité en France.La colocation est le premier signe ,les loyers vont pas baisser ,les logements vont etres occupés différemment ;3 familles dans un 5 pièces au lieu d'une :c'est pour demain merci la surpopulation
Réponse de le 29/01/2014 à 14:17 :
Excellente analyse . .rien à ajouter mis à part que cela s'applique aussi aux ressources de base: terres arables et eau
a écrit le 29/01/2014 à 11:32 :
Peu importe ce qui doit être soutenu l'offre ou la demande, la seule chose qui compte c'est la baisse des loyers et les prix de l'immobilier. Si notre loyer baisse de 150 euros ce sera toujours ça que nous pourrons dépenser en achats en France et tant pis si mon proprio écourte son voyage à l’étranger.
Réponse de le 29/01/2014 à 12:16 :
Si le loyer baisse de 150 € c'est l'etat qui perd 90€ ,l'agence 15€ et le proprio 45 alors le proprio il s'en bat les couilles,l'état pas
Réponse de le 29/01/2014 à 12:49 :
Pas vrament mr Proprio,

Car ces 150 euros seront consommés, ou épargnés... et au final il auront aussi un impact sur les recettes fiscales et sociales de l'Etat.
Réponse de le 29/01/2014 à 19:07 :
"Si le loyer baisse de 150 € c'est l'etat qui perd 90€" : L'état gagnerait plus de 60 euros en cessant de payer une partie du loyer via les APL.
a écrit le 29/01/2014 à 11:16 :
Soutenir la demande ? C'est stupide. Il faut rassurer l'offre, en France nous croulons sous les logements vacants car de plus en plus de gens sont forcés de laisser leurs logements vides à causes des impayés. Dans mon immeuble, à mon étage 3 logements sont vides sur 4. La raison les proprios ne veulent plus louer, ils ont trop peur
Réponse de le 29/01/2014 à 14:29 :
Pas de problèmes : qu'ils vendent.
Réponse de le 29/01/2014 à 21:24 :
"Dans mon immeuble, à mon étage 3 logements sont vides sur 4. La raison les proprios ne veulent plus louer, ils ont trop peur " : Il est grand temps de laisser trois choix : Vendre, louer ou payer une taxe au titre que l'on plombe l'économie.
La plupart des personnes dans ce cas à ma connaissance sont des retraités : ils n'ont pas a bénéficié de la solidarité des actifs et du droit à les spolier par l'immobilier avec une fiscalité clémente.
Qu'ils fassent un choix avant d'être électoralement minoritaire face aux générations qui payent leurs loyers et PV délirantes au lieu de monter des entreprises.
a écrit le 29/01/2014 à 11:05 :
cest quand meme malheureux de voir que 99% des acheteurs dans le neuf ne pensent meme pas à se faire parrainer!!

oui il faut vous faire parrainer chers acheteurs, par un autre acheteur chez le même promoteurs!pensez y!! vous gagnerez des milliers d'euros!
a écrit le 29/01/2014 à 10:42 :
Tout çà est identifié depuis longtemps, l'état a favorisé la hausse des prix, mais si les prix chutent, il n'y aura plus de recettes d'ISF qui est constitué aux trois quart des survalorisations immobilières dans certaines régions. Cà a peu d'importance économique mais énormément sur le plan idéologique et admettre qu'il y a très peu de riches, alors qu'ils sont censés être responsables de tout c'est un suicide politique pour certains. On serait obligés toujours ideologiquement d' hyper taxer les riches qui restent, les gros actionnaires, c'est bien populaire, çà rapporte des voix mais çà fait fuir les capitaux et on a pas besoin de çà en temps de crise. L'ideologie politique est aujourd'hui coincée dans tous les domaines entre la réalité et le suicide peut-être serait-ce l'occasion d'en sortir?
a écrit le 29/01/2014 à 10:42 :
prenez l'exemple d'une ville comme Argenteuil ,plus de 100000 habitants;
Constat:
Pénurie de logements décents,des zones insalubres mites le périmètre de la ville.
Des loyers insupportables pour la population ouvrière,qui est majoritaire
Les promoteurs devant la levée de bouclier des partisans de la non construction,ne donnent pas suite aux projets présentés en individuel ou par des Elus;
Ainsi plus de 7000 demandes de logement ou relogement sont en attente;
On fait quoi???
a écrit le 29/01/2014 à 10:41 :
Il est totalement déraisonnable de maintenir les niches immobilières ;

Au contraire, il faut taxer tout l'immobilier vacant spéculatif par nature, les logements vacants, les bureaux vacants, les locaux industriels vacants ... et aussi les résidences secondaires lits froids et volets fermés plus de 11mois et demi par an ... cela mettra les propriétaires spéculateurs devant le choix entre louer/vendre ou payer des taxes qui se doivent d'être fortes pour débloquer ce marché pourrit par le vacant ;

AINSI SOIT-IL fait l'économie de l'endettement pour construire du neuf par l'Etat et les collectivités.
Réponse de le 29/01/2014 à 19:17 :
+1000, mais ne rêvez pas : Les décisions politiques ne sont pas guidées par l'intérêt de l'ensemble, mais l'intérêt du plus grand nombre (suffrage universel oblige).
L'immobilier dopées au subvention, les retraites augmentants plus vite que les revenus, etc.
Il faut faire avec en se disant que la pyramide des âges bougent...
a écrit le 29/01/2014 à 10:14 :
supprimons par la meme occasion les APL, qui vont tout droit dans les poches des bailleurs!
a écrit le 29/01/2014 à 10:00 :
C'est drôle quand même: le marché du neuf s'est replié de 12% l'an dernier (en terme de ventes). Les prix ont pourtant augmenté de 4% en moyenne au m2. Vous en connaissez beaucoup, vous, des marchés qui s'effondrent et qui voient leurs prix augmenter en même temps? Cela n'existe pas naturellement. Une seule explication: l'Etat, et les politiques. Quand on sait que plus de 34% du prix d'un appartement neuf sont confisqués par l'Etat ou les collectivités locales (avant paiement des cotisations sociales, éventuel IS, etc. : 34%, c'est la TVA + la Taxe d'Aménagement + l'Archéologie Préventive + la Taxe de raccordement à l'égout + les diverses taxes locales et autres joyeusetés exotiques inventées par nos policitards législativement incontinents)...
Réponse de le 29/01/2014 à 18:33 :
On vend moins mais ce qui se vend est peut-être plus cher , ainsi la moyenne des biens vendus augmentent : effet qualité.
Réponse de le 29/01/2014 à 18:47 :
le montant de la taxe indiquée, ça n'a pas toujours été dans le bâtiment?Et pourtant les prix n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui par rapport à 10 ans en arrière.Donc moi je n'y crois pas.
a écrit le 29/01/2014 à 9:31 :
les logements privés neufs sont très chers pour pallier aux pertes qu'engendrent les logements sociaux
Réponse de le 29/01/2014 à 11:08 :
Coco a raison: lorsqu'une opération immobilière privée doit comporter 25% de logement social, les bailleurs sociaux extorquent les promoteurs à des prix ahurissants. La moyenne? 30% en dessous du prix de revient. Sur la plupart du territoire, ces bailleurs achètent à 1800€ HT du m2. Et ils exigent de la prestation, hein! En règle général, 1800 €HT/m2, c'est le coût de construction pour ce qu'ils exigent... Alors pas étonnant que les prix pour les clampins particuliers explosent!
Réponse de le 29/01/2014 à 19:27 :
"les logements privés neufs sont très chers pour pallier aux pertes qu'engendrent les logements sociaux " : Les PV encaissées aujourd'hui ne correspondent pas à des immeubles porteur d'une part de logement sociaux. Cessez de vous moquez du monde : Seuls les naïfs et les ignares en économie n'ont pas compris à quoi servaient ces subventions.
a écrit le 29/01/2014 à 9:24 :
Oui l immobilier est cher mais il n est que le reflet des coûts pour construire , baisser les coûts et vous aurez des logements moins cher à construire et des loyers plus bas.
Réponse de le 29/01/2014 à 9:45 :
Les couts ont augmenté parce que les normes ont explosé ces 10 dernières années.
Réponse de le 29/01/2014 à 11:10 :
Je travaille dans le bâtiment et je me permet de corriger votre remarque concernant les coût qui viennent surtout de l'augmentation de marge de trop d’intermédiaires. Depuis maintenant 3 nous nous fournissons en Allemagne pour nos produits de base que nous payons en moyenne 30% moins chers qu'en France et ce pour les même références . . .En France l'immobilier a été trop aidé et nous a mené dans une bulle immobilière.
Réponse de le 29/01/2014 à 11:51 :
@Charrier
et dans ce cas comment expliquez vous la flambee dans l ancien ? autant on peut comprendre que le neuf suive les cout de production mais pourquoi un paart fait dans les annees 60 doit voir sa valeur doublee en 10 ans: le cout du parpaing des annees 60 n a pas bouge! en toute logique le prix devrait baisser a cause de l usure (un peut comme pour les voitures)
Réponse de le 29/01/2014 à 13:09 :
Ce n'est pas le cout pour construire qui est cher mais le prix du terrain. Regarder les difference de prix d'un maison entre une région attractive et une région rurale. Poutant le SMIC et le cout des matériaux est pratiquement le même dans toute la France et même plus cher dans les zones rurales du au prix du transport. Donc la différence: le prix du terrain.
Réponse de le 29/01/2014 à 14:32 :
Avoir déversé trop d'aides sur le secteur a grandement contribué au soutien des prix élevés du foncier.Ca se vendait bien donc les vendeurs ont fait grimpé leurs prix, ce n'est pas plus compliqué que ça, et tout cela , tout cet enrichissement, sur le dos de la collectivité, donc du contribuable. L'UMP a creusé les abimes entre riches et les autres par une politique immobilière scandaleuse.
Réponse de le 29/01/2014 à 19:26 :
"et dans ce cas comment expliquez vous la flambee dans l ancien ?" :
En 2010/2011, les "investisseurs" subventionnés achetaient des petites surfaces à n'importe quel prix à grand renfort de subvention à l'achat (Scellier), mais aussi et surtout sur les loyers (APL sans lesquelles ils ne seraient pas nombreux à pouvoir louer des studios à des étudiants à plus de 500 euros).
Les vendeurs de ces petites surfaces ont encaissées des PV mirifiques. En vendant plus cher, ils pouvaient acheter plus cher et aider à acheter plus cher. Ils ont alimenté la hausse sur les surfaces plus grande soit en donnant de l'argent à leurs enfants (baisse des droits de succession pour rappel), soit en achetant plus grand.
La hausse a entrainé la hausse, l'absence de hausse entrainera la baisse vu le nombre de primo-accédants solvables restant.
a écrit le 29/01/2014 à 9:23 :
Enfin une analyse sérieuse, merci à vous !
a écrit le 29/01/2014 à 9:21 :
Les investisseurs prives ont quittés le marché immobilier à cause de la politique du gouvernement, il reste plus qu a laisse aux pouvoirs publiques la construction de 500 000 logements, bon courage en cette période disette
Réponse de le 29/01/2014 à 18:41 :
C'est en tout cas quelque chose qu'il faut encadrer : beaucoup trop d'abus.
a écrit le 29/01/2014 à 9:15 :
Mes plus values sont déjà faîtes, merci aux jeunes de cotiser pour ma retraite et de m'avoir donner plusieurs centaines d'euros lors des transactions immobilières sans compter les rentrées locatives.
Réponse de le 29/01/2014 à 13:53 :
Mdrrrrrrrrrrr.
Réponse de le 29/01/2014 à 19:03 :
C'est avec un grand plaisir que nous indexons votre pension sur l'inflation quand nos revenus ne suive ni le prix des patates, ni votre gourmandise dans l'immobilier! (du moins, si on est logé grâce à l'aide de retraités avec l'argent des enfants des autres)
a écrit le 29/01/2014 à 9:01 :
La France des rentiers qui appauvrit une partie de la population ! Tel est le bilan d'un véritable scandale Franco Français ! Prenons un peu exemple sur l'Allemagne qui régule les tarifs de l'immobilier.A noter que les entreprises Françaises subissent également cette situation qui nuit à leur compétitivité.Bref , il faut inverser le système sous peine d'une bulle qui ne demandera qu'à exploser car le marché (NOUS !) devient INSOLVABLE;
a écrit le 29/01/2014 à 8:56 :
Une fois de plus l'analyse n'aborde que la moitie du pb ou la hausse du marche immobilier (grand mechant loup) serait la cause de tous le pb, mais qu'en est il d'un marche atone voire en crise ? En fait cette option est prejudiciable a tout le monde proprietaries et non proprietaries, la seule satisfaction est que tout le monde est en difficulte, le proprietaire ne peut donc plus etre blame et il faut trouver d'autres cibles....
Réponse de le 29/01/2014 à 13:14 :
Préjudiciable pour qui ? Les propriétaires qui ont achetés pour vivre ne sont pas perdant tant qu'ils ne vendent pas (et même s'il revendent pour acheter autre chose, ils auront leur achat moins cher). Il ya que les spéculateurs qui ont achetés pour louer et revendre plus cher qui sont perdant.
La politique est de creer des logements. Donc les seuls qui sont en difficulté sont les spéculateurs.
Réponse de le 30/01/2014 à 9:28 :
Ah mais non vous ne comprenenez pas : accroître la demande sur un marché en surchauffe est stupide économiquement, que l'on parle d'immobilier ou de machines à laver. C'est tout, et ça fait juste 3 ou 4 ans qu'on le répète dans les posts ici, en déplorant tout ce fric parti en fumée plutôt qu'en investissement et en emploi (deuxième effet kiss cool d'une politique économique inepte).
a écrit le 29/01/2014 à 8:21 :
Où j'habite c'est à dire à 12km de Paris beaucoup de logements sont à vendre depuis longtemps sans trouver d'acquéreur. Les prix sont décorrélés des salaires et le prix des logements devra baisser sinon ils s'écrouleront. Mes enfants travaillent ( infirmier) et ils leur aient impossible d'acheter tout le monde n'est pas trader où élu.
Réponse de le 29/01/2014 à 13:15 :
Et avec l'augmentation du chomage, il y a encore moins de gens solvable.
a écrit le 29/01/2014 à 8:02 :
Excellente analyse et pour une fois je ne peux que soutenir la politique menée dans ce domaine. Avoir favoriser la hausse des prix à coup d'avantages fiscaux sur une longue période étaient tout simplement irresponsable. La priorité aujourd'hui doit être la baisse des prix de l'immobilier mais aussi celle du foncier ce qui suppose de forcer les communes à déclarer des terrains comme constructibles
Réponse de le 29/01/2014 à 10:06 :
Bonne analyse, les prix ne sont pas en rapport avec les revenus des français, ainsi une bulle absorbe la richesse de la majorité des français.

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