Baisse des réductions d'impôts : le gouvernement réfléchit

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L'entourage du ministre du Budget, Eric Woerth, reconnaît une réflexion en cours sur une baisse des réductions d'impôts. Un sujet sensible : il aboutirait à une augmentation des impôts pour les contribuables concernés.

Le lièvre levé par le Journal du Dimanche n'en finit pas de courir. Les députés de la majorité et le gouvernement planchent-ils pour le budget 2010 sur une réduction des avantages fiscaux, les fameuses  "niches fiscales" qui représenteraient un manque à gagner pour les finances de l'Etat de 70 milliards d'euros ?

Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, planche depuis longtemps sur le sujet. Il ne reprend toutefois pas à son compte les deux pistes évoqués par le journal dominical : une réduction de 10% de chaque niche ou une réduction globale limitée (de l'ordre de 1%) des réductions obtenus par un foyer fiscal.

En fait, d'un parlementaire à l'autre, les idées diffèrent. La balle va donc rapidement se retrouver dans les mains du gouvernement. Pour botter en touche ? Pas sûr. "Une réflexion existe, mais c'est un travail qui n'est pas abouti pour l'instant" a reconnu à l'AFP (Agence France Presse) l'entourage du ministre du Budget Eric Woerth.

Mais le dernier décisionnaire sera comme à chaque fois le Président de la République. Nicolas Sarkozy a répété à l'envi qu'il n'avait pas été élu pour augmenter les impôts. Or, pour les ménages concernés, une réduction de leurs ristournes fiscales aboutirait bien à augmenter leurs impôts. Certes, il s'agit souvent de ménages qui ne sont pas dans le besoin - encore que l'emploi d'un salarié à domicile, par exemple pour garder ses enfants, relève souvent de la nécessité, même pour des personnes aux revenus modestes - mais une partie constitue l'électorat de la majorité.

Les opposants à une telle mesure soulignent enfin que le gouvernement et les parlementaires ne sont pas restés inertes sur le sujet. L'an dernier a été adopté le principe d'un plafonnement global des niches fiscales, le total des réductions sur l'impôt sur le revenu ne pouvant excéder 10% du revenu imposable plus 25.000 euros.

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