À l'automne dernier, la pilule a eu du mal à passer pour les 33 millions de propriétaires immobiliers. En recevant leur avis de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), ils n'ont pu que constater une hausse, a minima, de 7,1% de leur impôt local. Une bien mauvaise nouvelle, fruit d'une revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales, calculée à partir de l'Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) entre novembre N-2 et novembre N-1.
Et pour certains propriétaires, la facture a même été bien plus lourde... La conséquence directe du vote, en Conseil municipal, d'une augmentation du taux d'imposition appliqué à l'impôt foncier dans leur ville. Car pour rappel, la taxe foncière est déterminée en fonction d'une valeur locative cadastrale et d'un taux d'imposition voté par les municipalités. Et les habitants de la capitale ont gardé un souvenir amer de la hausse brutale de 52% actée par la municipalité parisienne l'année dernière.
Qu'en sera-t-il en cette année 2024 ? Une étude publiée par le cabinet FSL, spécialisé dans les finances locales, vient mettre fin au suspens. Il s'avère que - bonne nouvelle - les édiles des grandes villes ont plutôt joué la carte de la modération fiscale lors du vote de leur budget primitif ce printemps. Dans les communes de plus de 100.000 habitants, « 81% des territoires (34 sur 42) ont maintenu leurs taux en 2024 », précise le cabinet FSL. C'est notamment le cas à Amiens (Somme), à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ou encore à Strasbourg (Bas-Rhin).