Obligations d'Etat

Dette: Italie et Espagne concèdent des taux en forte hausse

Les Premier ministres espagnol et italien, Mariano Rajoy (à gauche) et Mario Monti - Copyright AFP
Les Premier ministres espagnol et italien, Mariano Rajoy (à gauche) et Mario Monti - Copyright AFP

latribune.fr (avec agences) | 26/06/2012, 13:13 - 422 mots

Si l'Espagne et l'Italie ont bien réussi à emprunter ce mardi, les deux pays ont du payer le prix fort. Dans un marché tendu à deux jours d'un sommet européen crucial pour l'avenir de la zone monétaire, le taux d'intérêt consenti par Madrid sur l'échéance à trois mois a triplé par rapport à la dernière émission similaire .

Au lendemain de la demande formelle d'aide envoyée lundi par Madrid à la zone euro pour renflouer ses banques, le pays a concédé des taux en forte hausse sur son emprunt obligataire.

Pour l'Espagne, taux triplé sur les obligations à 3 mois, doublé pour les 6 mois

L'Espagne a emprunté mardi 3,077 milliards d'euros à 3 et 6 mois, légèrement au-dessus de la fourchette visée, mais à des taux d'intérêt en très forte hausse. Le taux a presque triplé sur l'échéance à trois mois, passant à 2,362%, contre 0,846% lors de la dernière émission similaire le 22 mai, et il a presque doublé sur l'échéance à 6 mois, à 3,237%, contre 1,737% le 22 mai. La demande est restée forte, à 8,325 milliards d'euros, selon un communiqué de la Banque d'Espagne, et le Trésor a pu emprunter une somme légèrement supérieure à son objectif, qui était de deux à trois milliards d'euros.

Le gouvernement espagnol a décidé d'attendre le 9 juillet, date de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, pour donner "un ordre de grandeur" du montant qu'il réclamera. L'Espagne avait annoncé jeudi dernier que ses banques auraient besoin de 62 milliards d'euros au maximum, se basant sur les résultats de deux audits indépendants, tandis que la zone euro a proposé au maximum cent milliards d'euros.

L'Italie lève 3,9 milliards d'euros

Dans le sillage de ceux de l'Espagne et après quelques jours d'accalmie, les taux italiens sont aussi repartis à la hausse sur le marché obligataire. L'Italie, qui inquiète aussi les investisseurs principalement en raison de sa dette colossale qui s'approche des 2.000 milliards d'euros et dépasse les 120% du PIB, a emprunté mardi 3,9 milliards d'euros, un montant légèrement inférieur à son objectif maximum de 4 milliards dans un marché tendu à deux jours d'un sommet européen crucial pour l'avenir de la zone euro.

Dans le cadre de sa principale émission, le Trésor italien a emprunté 2,99 milliards d'euros de certificats du Trésor zéro coupon à échéance 2014 à un taux de 4,712% contre 4,037% le 28 mai. Il a émis en outre 626 millions d'euros de bons du Trésor indexés sur l'inflation à échéance 2016 à un taux de 5,20% contre 4,39% le 28 mai et 290 millions de bons indexés sur l'inflation à échéance 2026 à un taux de 5,29% qui n'est pas comparé par la Banque d'Italie à celui d'une opération précédente. La demande totale s'est élevée à 7 milliards d'euros, permettant au Trésor, qui comptait émettre entre 2,5 et 4 milliards, d'être très proche de son objectif maximum.

Commentaires

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Truk a écrit le 26/06/2012 à 22:19 :

Alors, où sont-ils donc nos brillants européistes qui nous expliquaient qu'il n'y avait nulle crise de l'euro, que ce n'était qu'une crise grecque ? Où sont-ils ? Sans doute avec ceux qui disaient que l'Euro apporterait la paix, la prospérité, la croissance et les emplois ? Sur quelques médias complaisants où ils hurlent que tout ça, c'est parce qu'il n'y a pas assez d'Europe ! Mais, soit ils le découvrent maintenant, et ce sont des incompétents, soit ils le savaient dès le départ, et ce sont des fous voire des malhonnêtes. Dans les deux cas, il faut s'en débarrasser.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

gerardc27 a écrit le 26/06/2012 à 17:00 :

Il est grand temps que l'Allemagne et la France s'accouplent pour rassurer les marchés.

Bastien a répondu le 26/06/2012 à 17:59:

Lorsqu'un lapin et une carpe s'accouplent, cela ne donne rien. Arrêtez de croire qu'une réunion de pauvres crée des riches.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Tahar a écrit le 26/06/2012 à 14:45 :

C'est marrant: plus un pays est endetté, plus il emprunte! En fait il ne fait que retarder la faillite. C'est comme si un particulier surendetté souscrivait à un crédit pour rembourser ses dettes et continuer à survivre. On marche sur la tête!!!

M92 a répondu le 26/06/2012 à 16:16:

Pour reagir a ce que tu dis : Tans qu'on prete au particulier, y a pas de soucis, il s'endetteras... Pareil pour les etats, tans qu'ils peuvent prendre...pas de faillite...

satan a répondu le 26/06/2012 à 17:50:

Sauf qu en theorie il faut finir par rembourser ! Alors pret a vous serrer la ceinture pendant 20 ans ! Ou preferez vous simplement faire defaut ????

Bastien a répondu le 26/06/2012 à 18:01:

Les investisseurs parient sur le fait qu'il y aura toujours un prêteur en dernier ressort, voire la BCE qui va imprimer des billets de Monopoly. Dans les deux cas, c'est la ruine des peuples et ... la guerre.

Henri a répondu le 26/06/2012 à 23:07 depuis un Iphone :

Pas exactement : ce n'est pas l'inflation qui tue l'économie et mène à la guerre : c'est la déflation. Une fois cette précision donnée, face à une situation de surendettement, il y a 4 choix historiquement : - défaut - inflation - déflation et guerre - élimination physique des créanciers (certains rois de France s'en faisaient une spécialité) Choisissez votre camp !

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

ingérable a écrit le 26/06/2012 à 14:03 :

je ne lis pas dans le mare de café mais tout ça nous achemine vers un grand Krach !

dédé a répondu le 26/06/2012 à 20:32:

en tous cas vous vous acheminez vers un zéro en ortografe!

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Retour en haut de page
Dernier commentaire

Pas exactement : ce n'est pas l'inflation qui tue l'économie et mène à la guerre : c'est la déflation. Une fois cette précision donnée, face à une situation de surendettement, il y a 4 choix historiquement : - défaut...

par Henri le 26/06/2012 à 23:07

Voir tous les commentaires (10)
LA TRIBUNE BOURSE
  • CAC 40
  • Internationaux
  • Indicateurs
Palmarès
Valeurs Cours Variation
VALLOUREC 40,45 € +1,98 % up
PERNOD RICARD 89,56 € +1,77 % up
GEMALTO 66,40 € +1,30 % up
BOUYGUES 19,66 € -1,35 % down
SANOFI 81,55 € -1,24 % down
DANONE 57,60 € -1,06 % down
Accéder à la plateforme bourse
Libellé Cours Var. Var.
1er janv.
NASDAQ Com.. 3 482 Pts (c) +0,87 % +15,32 %
NASDAQ 100 2 996 Pts (c) +0,84 % +12,60 %
S&P 500 1 652 Pts (c) +0,78 % +16,87 %
DOW JONES 15 318 Pts (c) +0,91 % +16,90 %
FTSE 100 6 374 Pts (c) +0,69 % +8,08 %
NIKKEI 13 125 Pts (c) +0,91 % +25,13 %
RTS Moscou 1 311 Pts (c) -0,07 % -14,04 %
Toronto S&.. 12 367 Pts (c) +0,64 % -1,02 %
Accéder aux indices internationaux
Matières premières
Libellé Cours Variation
Or 1 365,90 $ -0,20% down
Brent 105,71 $ (c) -0,34% down
Wti 97,73 $ (c) -0,27% down
Argent 21,59 $ -0,52% down
Platine 1 428,50 $ -0,52% down
Devises
USD EUR JPY GBP CHF CNY
USD - 0,7469 95,3400 0,6397 0,9204 6,1298
EUR 1,3389 - 127,6300 0,8561 1,2323 8,2098
JPY 0,0105 0,0078 - 0,0067 0,0096 0,0643
GBP 1,5634 1,1674 149,0570 - 1,4388 9,5853
CHF 1,0857 0,8108 103,5600 0,6942 - 6,6644
CNY 0,1631 0,1218 15,5421 0,1043 0,1501 -
Accéder aux devises et matières premières